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Côte d’Ivoire. Vidéo-verbalisation : En amont, détruire les fumoirs de drogue dans les gares (2/2)

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La réduction drastique du nombre des accidents de la route par l’usage de la vidéo surveillance, peut-elle être obtenue, sans l’implication préalable d’entités, telles que celle des transporteurs ? C’est justement ce que Doumbia Daouda, le secrétaire national du Syndicat des transporteurs terrestres unis de Côte d’ivoire (Synttuci) reproche aux initiateurs du projet. « Pour ce genre de projets, il faut approcher les transporteurs, communiquer avec eux et prendre les dispositions nécessaires pour que ça marche. Quand on le fait sans nous impliquer, c’est comme si on nous l’imposait. Alors que nous devons le faire ensemble, puisqu’il s’agit de la sécurité routière. Les projets de ce type doivent impliquer le ministère des Transports, l’Oser et les transporteurs », estime le syndicaliste, l’air découragé. Et d’ajouter sur le même ton : « Mon syndicat n’a reçu jusqu’à ce jour aucune notification concernant la vidéo-verbalisation. Je n’ai jamais été appelé pour ce projet. Mon président ne m’a jamais donné d’information selon laquelle nous avons été conviés pour le projet. En tant que secrétaire national, c’est moi qui dois informer les autres membres de notre syndicat. Si je ne suis pas informé ce ne sont pas eux qui le seront ».

Idem pour Ouattara Béma, conducteur de mini-car gbaka . Il déclare ne pas être informé de l’existence de la vidéo-verbalisation. Egalement chauffeur transporteur sur le tronçon Adjamé-Yopougon, Traoré Aliou dit ne connaître la vidéo-verbalisation que vaguement. Par ailleurs, la vidéo verbalisation ne semble pas faire l’affaire de certains chauffeurs des véhicules de transport. En effet, des réfractaires à l’utilisation de ce dispositif sécuritaire, ont approché Moustapha Diaby, président du Syndicat de l’Union des transporteurs terrestres de Côte d’Ivoire (Synuttci), pour lui dire qu’ils ne veulent pas en entendre pparler Voilà une attitude qui pourrait s’expliquer par la peur de l’inconnu que représente la vidéo verbalisation pour ces chauffeurs. Aussi, sans les blâmer, le président du Synuttci soutien avoir pris le temps de leur expliquer que le projet est une bonne initiative pour le secteur d’activités des transporteurs. D’autant plus qu’il va leur permettre d’être disciplinés, les contraindre à bien se tenir quand ils prennent le volant. Ce qui les préserve eux et leurs passagers d’une mort qu’on aurait pu éviter. Se réjouissant aussi du lancement de la vidéo-verbalisation, Ebrotie Bernard, fermier à Grand-Lahou, reste convaincu que les automobilistes seront plus prudents.

Moustapha Diaby, président du Syndicat de l’Union des transporteurs terrestres de Côte d’Ivoire



Ce qui garantit à l’en croire, aussi bien la sécurité des automobilistes eux-mêmes, que celle des voyageurs ainsi que les piétons.


Lire aussi :L’Enquête du jeudi. Côté d’Ivoire. Vidéo-verbalisation : Plusieurs pannes au démarrage (1/2)


Mais est-il vrai que nombre de chauffeurs ne savent toujours pas ce que c’est que la vidéo-verbalisation, malgré la campagne de sensibilisation et d’information menée à grande échelle à propos, avant m même, de rendre le fonctionnement publique ? A cette question, Moustapha Diaby répond tout simplement : « quand quelqu’un refuse de comprendre, il va dire qu’il n’est pas informé. Les affiches publicitaires, les radios, les télés, les différents canaux de communication font écho de la vidéo-verbalisation. Il y a trop de publicité qui entoure le projet pour dire qu’on n’en a pas entendu parler. Il n’y a donc pas d’excuses pour les automobilistes. Surtout que nul n’est censé ignoré la loi ».

Moustapha Diaby, président du Synuttci est convaincu que, la vidéo-verbalisation va contraindre les jeunes chauffeurs de mini-cars et taxis à prendre conscience du métier qu’ils exercent. A adopter les bons comportements au volants et surtout à éviter de se retrouver dans état second quand ils tiennent le volant. Les jeunes chauffeurs, selon son analyse, boivent de l’alcool avant de prendre le volant. Certains fument le chanvre indien « Il y a des fumoirs dans les gares. Il faut que l’Etat mette tout en œuvre pour les détruire », lance-t-il à l’endroit des autorités compétentes.

Pour la couverture du territoire national, il faut noter que, l’opérateur technique envisage le déploiement de 140 radars et 6 000 caméras. Le mécanisme de la vidéo-verbalisation est composé d’appareils capables de lire de manière automatique les plaques d’immatriculation, les panneaux d’affichage de vitesse, les équipements de comptage, les classifications des automobiles et le relevé des vitesses. Ces appareils permettent de vérifier le respect des panneaux de signalisation, les vitesses maximales autorisées, de même que les normes pour tous les véhicules en circulation et la régularité des documents du véhicule.

Pour la période 2021-2025, la Stratégie nationale pour la sécurité routière se fixe pour objectif, d’arriver à réduire de 50%, le nombre de morts et de blessés sur les routes ivoiriennes.


Junior Jeremy





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