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L’enquête du jeudi. Scolarité dans les écoles privées : des établissements restent flexibles avec les élèves affectés par l’État (2/2)

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Certaines écoles font exception à cette situation qui pénalise les parents d’élèves.« Dans mon école, on peut payer une partie de la scolarité à l’inscription et l’autre moitié plus tard », explique un élève rencontré le 6 octobre 2026 à Adjamé, dans le quartier des 220 Logements, où se trouve son établissement.

Cet élève a été affecté par l’État dans cet établissement privé. Il a appris que certains établissements demandent aux parents d’élèves affectés par l’État de payer la totalité de la scolarité avant le début des cours. Mais ce n’est pas le cas dans son école.

Sa scolarité s’élève à 70 000 francs CFA. Ses parents n’ont toutefois payé qu’une partie de cette somme pour le moment.

Le collège Ba’oulehn d’Adjamé fait également exception. Des facilités de paiement sont accordées aux parents d’élèves.

Même si elle estime que les établissements qui exigent un paiement unique dès la rentrée ont leurs raisons, Mme Koné comprend que la situation n’est pas toujours facile pour les parents d’élèves, étant elle-même parente.

Une proportion importante de la population est confrontée à ces difficultés, d’autant que le nombre d’élèves affectés dans les établissements privés reste très élevé.

Plus de 300 000 élèves affectés dans le privé

Le taux de scolarisation est en croissance en Côte d’Ivoire, ce qui entraîne un besoin croissant en établissements scolaires. Pour répondre à cette demande, l’État affecte chaque année une partie des élèves admis en sixième et en seconde dans des établissements scolaires privés.

Pour l’année scolaire 2026-2027, ce sont au total 719 170 élèves qui ont été affectés ou orientés, dont 500 227 en classe de sixième et 218 943 après la classe de troisième, a annoncé Ségali Stéphane Yéwé, directeur de l’Orientation et des Bourses (DOB) au ministère de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation et de l’Enseignement technique (MENAET). C’était le mercredi 19 août 2026, lors d’un point de presse.

Sur les 500 227 élèves affectés en sixième, 291 384 ont été affectés dans des établissements publics, soit 58,25 %, contre 208 843 dans le privé, soit 41,75 %.

Quant aux 218 943 élèves orientés ou affectés après la classe de troisième, 47,22 % ont été orientés vers des établissements privés, soit 103 384 élèves.

Au total, ce sont donc plus de 312 000 élèves qui ont été affectés ou orientés dans des établissements privés sur les 719 170 élèves concernés, soit environ 43 % de l’ensemble.

Ce sont ainsi près de la moitié des élèves concernés qui sont affectés ou orientés dans des établissements privés.

L’État doit donc poursuivre ses efforts de construction d’établissements secondaires publics afin de répondre à la demande croissante et de soulager les parents d’élèves. Cela permettrait au secteur public d’absorber un plus grand nombre d’élèves admis en sixième et en seconde.

L’État verrait également sa charge financière réduite, puisqu’il prend en charge une partie des frais de scolarité des élèves orientés vers les établissements privés. Les parents, pour leur part, seraient également soulagés, puisqu’une partie de la charge financière leur revient.

Diomandé Karamoko


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