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Gala de Children of Africa — Marie Roger Biloa : « Les fonds collectés seront utilisés à bon escient (…) pour les enfants et les femmes de Côte d’Ivoire »

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À l’occasion du 10e Dîner de Gala de Children of Africa, prévu le 9 octobre 2026 à Abidjan, Marie Roger Biloa revient sur près de trente ans d’amitié avec Dominique Ouattara et sur les combats portés par sa Fondation. Éducation, santé, autonomisation des femmes : la journaliste et patronne de presse témoigne de l’engagement de la Première Dame et appelle entreprises, mécènes et donateurs à soutenir la future Maison de la Jeunesse de Treichville.

Lebanco.net .Depuis quand connaissez-vous Dominique Ouattara et quelles qualités de sa personnalité avez-vous découvertes au fil des années ?

Marie Roger Biloa :C’est toujours un grand plaisir de parler de mon amie Dominique. Nous nous connaissons depuis 1996, cela fait donc trente ans cette année… Un bel anniversaire !

Journaliste et patronne de presse, j’étais alors intéressée par son profil de femme d’affaires à succès, implantée aussi bien en Afrique qu’en France. J’ai découvert son amour profond pour la Côte d’Ivoire et son aisance dans le monde africain qui, en fait, ne lui a jamais été étranger. On oublie parfois qu’elle a vu le jour en terre africaine.

Le Dr Carré, la Première Dame de Côte d’Ivoire, Mme Dominique Ouattara, et Mme Marie Roger Biloa Carré, lors du Gala 2018.

Je l’ai souvent citée en exemple pour avoir su être à la fois une cheffe d’entreprise déterminée et une femme douce, très féminine. Ces qualités profitent aujourd’hui à sa Fondation et à son rôle de Première Dame.

J’ajouterai une qualité que nous avons en commun : la fidélité en amitié, contre vents et marées.

En matière d’éducation, la Fondation a notamment réalisé le lycée de Kong, le Groupe scolaire d’excellence d’Abobo, les bibliobus, les kits scolaires et les centres multimédias. Que révèle cette priorité sur la vision qu’a Dominique Ouattara de l’avenir de la Côte d’Ivoire et de l’Afrique ?

Marie Roger Biloa : Dominique Ouattara est devenue une référence pour le rôle de Première Dame, un rôle peu défini que chacune tente d’incarner du mieux qu’elle peut. Ce n’est pas un hasard si plusieurs Premières Dames africaines sont venues, au fil des ans, lui demander conseil.

Pour être une alliée constructive aux côtés du Président, elle a choisi de mettre sa grande capacité d’organisation et son efficacité managériale au service des enfants de Côte d’Ivoire. La longue liste de ses réalisations avec Children of Africa, et leur pertinence, en témoignent.

Elle prouve que, pour elle, l’accès au savoir est la clé de l’avenir. Je suis heureuse d’avoir été à ses côtés il y a vingt-cinq ans, bien avant qu’elle ne devienne Première Dame, lorsqu’elle a porté ce projet sur les fonts baptismaux à Paris, entourée d’une pléiade de personnalités d’horizons divers.

L’Hôpital Mère-Enfant de Bingerville est l’un des projets majeurs de Children of Africa. Qu’avez-vous ressenti lorsqu’il est devenu réalité ?

Marie Roger Biloa :C’est à l’évidence un projet phare, qui a mobilisé Dominique jour et nuit pendant des années. Le Président Alassane Ouattara a raconté avec humour qu’il n’avait plus le temps de souffler : elle ne lui parlait plus que du chantier, de son avancement, des difficultés rencontrées, de ses joies, de ses frustrations et de son optimisme, du petit-déjeuner au dîner, du lundi au dimanche !

Tous ceux qui, comme moi, connaissent son perfectionnisme n’ont aucun mal à imaginer la scène. Voir ce projet aboutir est une immense fierté et la juste récompense d’une telle ténacité.

Les femmes et leur autonomisation restent une priorité pour elle, avec le Fonds d’appui aux femmes de Côte d’Ivoire (FAFCI), créé en 2012. Quel peut être l’impact de ce Fonds sur le développement de la Côte d’Ivoire ?

Marie Roger Biloa :C’est l’autre volet essentiel de l’action de Dominique Ouattara, car elle sait pouvoir faire la différence grâce à sa précieuse expérience d’opératrice économique de premier plan.

Mieux que quiconque, elle connaît les défis que les femmes doivent relever pour acquérir leur autonomie financière. Ce qui manque le plus à ces Africaines braves et dynamiques, c’est souvent l’accès au financement.

Il est utile de rappeler que les banques accordent en moyenne huit fois moins de crédits aux femmes qu’aux hommes. La création d’un fonds dédié est une réponse concrète : en permettant aux femmes d’entreprendre, il renforce les familles, les communautés et, au bout du compte, toute l’économie du pays.

Le 10e Dîner de Gala, prévu le 9 octobre 2026 au Sofitel Abidjan Hôtel Ivoire, doit contribuer au financement de la Maison de la Jeunesse de Treichville. Il réunira, aux côtés du couple présidentiel, plusieurs Premières Dames africaines et des personnalités françaises de la musique, du cinéma et des affaires. Quel commentaire en faites-vous ?

Marie Roger Biloa :Cet événement est toujours très attendu et je n’en ai manqué aucun.

Au-delà de la mobilisation autour des objectifs de la Fondation et du bilan des actions passées et en cours, le Gala est devenu un lieu de rencontre privilégié pour les talents africains dans de nombreux domaines, y compris économiques.

C’est aussi un espace de transmission de savoir-faire entre Africains et Européens, notamment en matière d’événementiel. Année après année, on a vu s’affirmer une touche ivoirienne, toujours plus affirmée, dans la décoration comme dans la gastronomie.

Il faut aussi saluer sa capacité à attirer en Côte d’Ivoire des sommités artistiques et économiques, dans un pays ouvert aux investissements et à la création d’emplois. C’est une façon magistrale d’allier l’utile à l’agréable.

Quel message adresseriez-vous aux entreprises, mécènes et personnes qui seront sollicités pour contribuer au financement de la Maison de la Jeunesse de Treichville ?

Marie Roger Biloa :Le message est très simple : l’ADN de la Fondation Children of Africa, c’est de réaliser ses objectifs et de tenir ses promesses. Son bilan, à chaque gala, démontre qu’elle remplit la mission annoncée.

Il n’y a donc rien de plus satisfaisant, pour un donateur, que d’avoir l’assurance que les fonds collectés seront utilisés à bon escient. Alors, mettez la main à la poche en toute confiance, pour les enfants et les femmes de Côte d’Ivoire !

Interview réalisée par Cheick Tiétin


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