La préparation de la rentrée scolaire, fixée au lundi 14 septembre prochain, constitue un casse-tête pour de nombreux parents. À moins de deux semaines de la reprise, le manque d’enthousiasme des parents se ressent dans les établissements scolaires et les lieux d’achat d’articles scolaires.
Pour cause : défis financiers couplés aux inquiétudes liées au nombre et aux coûts des manuels scolaires à renouveler.
Le coût de la scolarité, l’achat des kits scolaires et des tenues représentent une dépense importante qui pèse lourdement sur le budget des familles à l’approche de la rentrée. Pour cette rentrée, Mme Koffi a de nouveau inscrit sa fille dans la seule école primaire publique de son quartier. « J’ai inscrit ma fille dans cette école, non pas par choix, mais parce que c'est la seule option qui s’offre à moi », explique-t-elle. Sa situation modeste ne lui permet pas d’inscrire sa fille dans une école privée, vu le coût élevé de la scolarité. C'est avec beaucoup de peine qu’elle voit, chaque année sa fille coincée dans une salle de classe hyper-bondée, partageant son siège avec deux autres élèves.
Le stress des parents
Il est précisément 10 h du matin, ce mardi 1er septembre 2026, quand nous franchissons le seuil d’un établissement privé de Bingerville. Un petit nombre de parents d'élèves y sont présents, les uns pour recueillir des informations sur le coût de la scolarité, d'autres pour inscrire leurs enfants. Nous nous renseignons auprès du service de la scolarité, pour connaître les raisons de cette faible affluence des parents d'élèves.
Selon Mme Djedji, économe secrétaire au sein dudit établissement, les inscriptions sont encore au ralenti à cause de la cherté de la vie et du coût des manuels scolaires. « Tous les manuels vont changer cette année », affirme-t-elle. « Imaginez-vous être parent de 5 enfants dont vous devez renouveler tous les livres ! Les enfants ne peuvent plus se passer les livres, comme dans les années antérieures. Voyez-vous le stress des parents ? »
Depuis quelques années déjà, le ministère de l’Education nationale a effectué des changements dans le système éducatif surtout en ce qui concerne les formalités pour les inscriptions et le renouvellement des manuels éducatifs. À l'occasion d’une visite dans deux établissements lors de la rentrée scolaire 2025, la ministre de l’Education nationale d'alors, Mariatou Koné, avait indiqué que la durée d’un manuel agréé est d’au moins 4 ans
Sur le terrain, le constat est tout autre.
Une situation qui augmente les dépenses
« Je n’ai pas encore inscrit mon enfant à cause des livres qui sont changés chaque année. Cette situation nous fatigue en tant que parents et augmente les dépenses », confie Mme Djabi, parent d’élèves. « Le problème est que le niveau des élèves avant que les manuels éducatifs ne soient changés était élevé, mais avec ces nouveaux manuels le niveau est très bas. Il n’y a plus d’éducation », se plaint-elle.
Prenant en compte cette préoccupation des parents d'élèves, le nouveau ministre de l'Éducation nationale, de l'Alphabétisation et de l'Enseignement technique, N’Guessan Koffi a décidé d'unifier la liste des manuels scolaires. À cet effet, sa circulaire du 13 août 2026 fixe la liste officielle des supports didactiques pour le préscolaire, le primaire et le secondaire général
L'objectif de cette décision est de renforcer la cohérence de l'enseignement sur l'ensemble du territoire et de réduire les dépenses scolaires.
Voilà une décision à saluer car un système éducatif performant doit inclure certains fondamentaux : l’accès à l’éducation, la qualité de l’enseignement et des dispositions pratiques accessibles à tous.
Nathalie Kouassi
GENERATED_OK
-
Consultez notre charte des commentaires
COMMENTAIRES
publicitéPLUS D'ARTICLES
-
L’enquête du jeudi. Côte d’Ivoire - Rentrée scolaire 2026-2027 : les parents d’élèves traînent encore les pas(2-2)
-
L’enquête du jeudi. Côte d’Ivoire - Rentrée scolaire 2026-2027 : (1-2) le casse-tête des manuels scolaires qui changent chaque année
-
Côte d’Ivoire - Campagne 2026-2027 : le prix du kg du café fixé à 1300 F CFA et celui du cacao maintenu à 1200 F CFA
-
Côte d’Ivoire. 60 ans du lycée Ernest Boka : l’avenir des élèves au cœur de la célébration
-
Pollution, dégradation des sols… Abou Bamba tire la sonnette d’alarme sur l’orpaillage illégal
-
Au nord de la Côte d’Ivoire (2/4). Le Parc national de la Comoé
-
Côte d’Ivoire. Cacaoculture : Dominique Ouattara en campagne contre le travail des enfants
-
Côte d’Ivoire. Insalubrité : Quand les habitants jettent les ordures dans les caniveaux et les canaux d’évacuation des eaux
-
Côte d’Ivoire. Bruno Koné alerte sur l’orpaillage illégal qui menace les terres agricoles
-
Côte d’Ivoire - Accident : Cinq morts après la sortie de route d’un car
-
Au nord de la Côte d’Ivoire (1/4), sur la route de Kong
-
Côte d’Ivoire - Ligne 2 du Métro d’Abidjan : l’attribution du marché annulée
-
Côte d’Ivoire - Hommages à Philippe Cowppli-Bony : le PDCI organise les obsèques de son ancien président honoraire
-
Tentative de déstabilisation à Niamey : l’AES condamne la mutinerie à Niamey et réaffirme son soutien aux autorités nigériennes
-
Côte d’Ivoire - Mali. Détente : les deux pays adoptent le tracé définitif de leur frontière
-
Côte d’Ivoire .Les efforts du gouvernement ont permis de doubler la production vivrière
-
On récolte ce qu’on sème
-
Côte d’Ivoire - Agriculture. Le « Beurre de Karité de Côte d’Ivoire » avance vers une labellisation internationale
-
Côte d'Ivoire. Le trajet Bingerville - Abidjan : la galère au quotidien (reportage)
-
Côte d’Ivoire - Orpaillage illégal : Abou Bamba lance une coalition africaine à la COP 17 en Mongolie
-
Côte d’Ivoire. Objectif 2030 : un revenu annuel de 2,5 millions de francs CFA par habitant (Sansan Hien, DG de l’Economie)
-
Félix Tshisekedi exclut l’AFC-M23 du dialogue national inclusif
-
Côte d’Ivoire - Or : Ne pas jeter le bébé de l’orpaillage légal avec l’eau de l’orpaillage illégal
-
Côte d'Ivoire. Coupures intempestives d’électricité
-
Côte d’Ivoire - Éducation. Les mêmes manuels scolaires pour tous, à la rentrée scolaire
-
Ça s'est passé un... - 25 août 1958 : il y a 68 ans, Sékou Touré disait « non » au général de Gaulle
-
Côte d’Ivoire - Religion. Les fidèles musulmans célèbrent le Mahouloud dans la prière et le partage
-
Côte d’Ivoire. L’ambulance tue deux personnes
-
Côte d’Ivoire. Cinq orpailleurs clandestins conduits au Pôle pénal économique et financier
-
Armée guinéenne : Michel Lamah parmi les 173 militaires radiés pour désertion
-





