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Côte d’Ivoire - Médias. Joher Yacine : Amadou Coulibaly et le Cénacle rendent hommage à un grand journaliste sportif

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La disparition, le 22 juin 2026, de Joher Yacine, journaliste et membre fondateur du Cénacle des Journalistes séniors de Côte d’Ivoire, continue de susciter émotion et témoignages au sein de la communauté des médias. Jeudi 6 août 2026, le ministre de la Communication, Amadou Coulibaly, et une délégation du Cénacle se sont rendus au domicile de la famille, à Abidjan, pour présenter leurs condoléances à sa veuve, Gadha, à son fils aîné, Sami Yacine, ainsi qu’à l’ensemble de ses proches.

Cette visite, au-delà du geste de compassion, a été l’occasion de saluer la mémoire d’un confrère dont le parcours demeure associé à l’histoire du journalisme ivoirien, notamment dans le domaine du sport. Décédé à l’âge de 88 ans, Joher Yacine avait été chef du service sportif de Fraternité Matin pendant une quinzaine d’années.

Attaché à sa famille professionnelle

« Je suis arrivé au sport par passion. J'ai moi-même été sportif. Je suis un ex-champion de cyclisme et j'ai aussi participé à des compétitions de volleyball », avait-il témoigné il y a quelques années. Son parcours remarquable lui avait valu de hautes distinctions : commandeur de l’Ordre du mérite de la com­mu­ni­ca­tion, com­man­deur de l’Ordre du mérite spor­tif, offi­cier et dans l’Ordre natio­nal du mérite, médaillé d’hon­neur et réci­pien­daire d’un diplôme d’hon­neur de la Caf.

Joher Yacine était très attaché au Cénacle, une organisation créée à l’initiative de l’ancien ministre Auguste Miremont regroupant des journalistes de différents médias à la retraite, et dont il était l’un des membres fondateurs. Quelques mois avant sa disparition, il avait tenu, en dépit de son grand âge, à participer à une rencontre du Cénacle avec le ministre de la Communication, le 10 février 2026. Le ministre Amadou Coulibaly a rappelé cette présence particulièrement remarquée. Joher Yacine avait alors retrouvé plusieurs confrères et compagnons de route, visiblement heureux de partager ce moment avec sa famille professionnelle. Avec le recul, cette rencontre apparaît comme son dernier grand rendez-vous avec ses confrères.

Un homme au cœur généreux et d’humeur joviale

Au cours de la visite à la famille, le président du Cénacle Lucien Houédanou a témoigné de l’image d’homme au cœur généreux et d’humeur joviale que ses confrères retiennent de Joher Yacine. La visite a été l’occasion de raviver quelques souvenirs familiaux. Sami Yacine se rappelle notamment avoir connu le journaliste sénior El Hadj Abdoulaye Gérard Niang lorsqu’il était encore enfant, à l’époque où il fréquentait les locaux de Fraternité Matin et partageait avec lui des moments de complicité.

La forte délégation du Cénacle comprenait, outre des anciens de Fraternité Matin comme Abdoulaye Niang, Michel Koffi, Elvis Kodjo, des séniors d’autres médias comme Samba Koné, ancien président de l’Autorité nationale de la Presse, Thérèse Tapé Yobouet, Issa Sangaré Yeresso, Mamadou Ben Cissé, Claude Tamo, Christophe Koffi, Clovis Séwa et Lucien Houédanou. Le ministre Amadou Coulibaly était accompagné de ses collaborateurs, notamment Agnès Kraidy, conseillère technique, et Léandre Anoma Kanié, inspecteur général. La famille de Joher Yacine a exprimé sa reconnaissance pour cette mobilisation et pour les marques de solidarité qui lui ont été adressées.

À travers cette visite, le ministère de la Communication et le Cénacle ont voulu rappeler que, derrière le journaliste émérite se trouvait aussi un homme, un père, un époux, un ami et un compagnon de route. Joher Yacine n’est plus. Mais sa plume, ses reportages et les souvenirs laissés auprès de ses confrères et de ses lecteurs continuent de témoigner du grand journaliste qu’il fut.

Juliana N’gbesso


Encadré

Une plume qui a marqué le journalisme sportif

La disparition de Joher Yacine rappelle la place qu’il occupait dans le journalisme sportif ivoirien. À Fraternité Matin, sa signature était connue de nombreux lecteurs. Son travail consistait notamment à restituer les rencontres sportives avec suffisamment de détails et de relief pour permettre au lecteur de vivre l’événement, même lorsqu’il n’avait pas pu se rendre au stade. Les réactions suscitées par sa disparition témoignent de cette empreinte.

Dans les commentaires accompagnant l’hommage qui lui est rendu sur une page Facebook, plusieurs lecteurs saluent notamment « un grand journaliste sportif à Fraternité Matin » et évoquent une plume capable de faire vivre les rencontres à ceux qui n’avaient pu se rendre au stade Félix-Houphouët-Boigny ou suivre le match à la radio.

Une autre réaction résume l’admiration suscitée par son travail en quelques mots : « J’aimais le lire », tandis qu’un autre hommage le décrit comme « un fin connaisseur ».

J.N.


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