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Côte d’Ivoire - 4 morts après des affrontements intercommunautaires à Kossandji (Alepé) - Notre correspondant au milieu des sinistrés

Publié le :

Dans la nuit du 4 au 5 août 2026, des violences ont secoué le village de Kossandji, dans le département d’Alépé, au Sud de la Côte d’Ivoire. Le bilan provisoire de cette soirée de furie, reçu de plusieurs sources sur place le jeudi 6 août 2026, fait état d’au moins quatre morts, de blessés graves et de nombreuses boutiques incendiées.

Dans un champ, un manœuvre inflige une blessure à une dame. Celle-ci en pleurs, alerte des jeunes qui, à leur tour, frappent le manœuvre en question et confisquent sa moto. Le manœuvre aurait, à son tour, fait appel à un renfort impressionnant de membres de sa communauté, des Lobi, qui seraient venus de la forêt classée environnante et même de la réserve naturelle de Mabi-Yaya avec des fusils, machettes, haches. Et la suite est tout simplement tragique.

Craignant pour leur sécurité, de nombreuses familles totalisant plus de 1000 personnes, des Akyé de la même communauté que la dame blessée, trouvent refuge au camp de la Sodefor (Société de développement des forêts).

Dans ce camp, le moins qu’on puisse écrire est que les réfugiés vivent le calvaire au quotidien. Pour y passer la nuit, certains utilisent à leur corps défendant, des nattes, des bâches noires, des pagnes posés à même le sol. D’autres dorment sur des bancs. « Depuis le mardi 4 août 2026, je me suis retrouvé dans ce camp de la Sodefor avec ma maman. La nuit tombée, je dors sur ce banc. Dans tous les cas, je n’ai pas le choix », a confié Adopo Ignace, environ 30 ans. N’dé Anne Clarisse, une mère de deux enfants, arrivée également dans ce camp le mardi 4, jette des coups d’œil à gauche et à droite avant de laisser entendre entre deux sanglots : « Nous avons peur de nous rendre au champ. Souvent, nous n’avons pas à manger. Mes enfants ne font que pleurer. Nous souffrons ». Pour avoir de l’eau potable, les bras les plus valides, bidons sur la tête, se rendent dans leur maison pour s’approvisionner.

Face à cette situation difficile, N’cho Christophe, Ahiba Boguié et Sylla Soumaila, respectivement député de la Circonscription d’Alépé, Sénateur et Conseiller économique, social et environnemental se sont rendus dans ledit village pour apporter des vivres aux sinistrés. Un détachement de la gendarmerie nationale, présent sur les lieux assure la sécurité. Le calme est certes revenu dans ce village de plus de 12 000 habitants mais la psychose demeure.

Tanoa Josiane,

Correspondant régional


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