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Côte d’Ivoire. Justice : L’agent pénitentiaire prend 10 ans de prison pour le viol d'une institutrice

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Tout commence en avril 2024. K. L., agent d’encadrement pénitentiaire, flashe sur une institutrice en poste à Bouko, une localité située à 30 kilomètres de Bouna, dans le Nord-Est de la Côte d'Ivoire . Pour s’attirer ses faveurs, il enchaîne les trajets à moto pour lui rendre visite, multiplie les petites attentions et la couvre de cadeaux. Mais l’institutrice ne cède pas à ses avances.

Le mardi 30 avril 2024, l'enseignante doit faire des courses à Bouna. Elle informe l’agent d’encadrement pénitentiaire de son passage, et ils décident de se rencontrer. Vu qu’elle transporte plusieurs effets personnels, l’agent lui propose de déposer ses affaires à son domicile, le temps de terminer ses courses, avant de repasser les récupérer. N’y voyant aucun inconvénient, elle accepte de lui faire confiance.

Sous la pression du voisinage

Mais à 19 h, quand elle revient chercher ses affaires, le "gentleman" change radicalement de visage. Il verrouille la porte du salon, conduit de force la jeune dame dans sa chambre, lui assène des coups au visage, l’immobilise sur son lit et abuse d'elle malgré ses refus, ses supplications et ses cris.

Alertés par les bruits et les cris de détresse de la jeune femme, les voisins débarquent devant la porte. Ils menacent d'appeler immédiatement la police si K. L. n’ouvre pas. Paniqué par la tournure des événements et sous la pression du voisinage, l'agent finit par céder. Dans un état de choc total, l’institutrice s'enfuit quasiment nue.

920 cas de viols

Selon une information partagée par l’Agence Ivoirienne de Presse (AIP), le tribunal de première instance de Bouna a condamné l'accusé à 10 ans de prison ferme, le lundi 27 juillet 2026.

D’après l’Annuaire Statistique du Ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfant, 920 cas de viols ont été rapportés au cours de l'année 2024. Abidjan, le Haut-Sassandra, le Sud-Comoé, Yamoussoukro et le Tonkpi sont, dans l'ordre, les principales régions où le plus grand nombre de viols ont été signalés et pris en charge. Selon Prince Tra Bi, psychologue au sein de l'ONG AkwabaMousso, les femmes victimes de violence basée sur le genre (VBG) sont exposées à des dommages psychologiques et physiologiques. Elles souffrent souvent de stress post-traumatique, d’atteinte à l’estime de soi, de difficultés à gérer leurs émotions, leurs relations interpersonnelles et ont du mal à faire confiance.

De Lima Soro


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