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Côte d’Ivoire. Tabaski 2026 : ce n’est pas encore l’affluence au marché du bétail d’Anyama

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A une semaine de la Tabaski, ce n’est pas encore la grande affluence d’antan au parc à bétail d’Anyama. L’arrivée des chargements de bétail pour la fête n’est pas encore régulière. Le gouvernement ivoirien de son côté multiplie les mesures pour trouver des sources d’approvisionnement en bétail, suite à la décision du Burkina Faso, de suspendre ses exportations de bétail à destination de la Côte d’Ivoire.

A l’entrée du parc à bétail d’Anyama, commune située au Nord-Est d’Abidjan où nous nous sommes rendu le 18 mai 2026, quelques camions remorques sont stationnés. L’un d’eux est chargé de mouton. Les autres attendent certainement leur départ vers les zones d’approvisionnement. Sur place nous voyons des transporteurs entrain de préparer leur camion. « Il y a quelques camions chargés de moutons qui sont déjà arrivés. Mais les revendeurs les ont déjà achetés. Il faudra patienter encore quelques jours. Des camions vont certainement arriver à deux ou trois jours de la fête. Pour le moment, il n’y a pas assez de camions qui viennent », informe Ousmane que nous avons trouvé avec ses bêtes.

Nous continuons de parcourir le parc et constatons qu’il y a suffisamment de bœufs au niveau du parc à bœufs. « Ces bœufs viennent-ils d’arriver ? ». Le vendeur fait savoir que la plupart de ces animaux sont dans le parc, il y a un peu longtemps avant la période de la fête de Tabaki : « les nouveaux venus ne sont pas nombreux. Les années passées, à cette période, il y en avait beaucoup plus que ça », confie-t-il. Il ajoute que quelques chargements de bêtes arrivent dans le parc, mais ces bêtes qui viennent sont de taille moyenne.

Dans le parc, il y a également des vendeurs qui élèvent des bêtes sur place. C’est le cas de Seydou qui nous explique :« j’élève mes bêtes depuis longtemps pour les revendre pendant cette période de la tabaski. Elles ne viennent pas directement de l’extérieur du pays », confie-t-il. Ce sont des bêtes visiblement bien soignées, en bonne santé et jolies à voir. Il sollicite les services de vétérinaires pour la santé de ses bêtes. Des éleveurs vendeurs de bétail comme lui, sont nombreux dans le parc.

Les prix restent élevés

Nous nous sommes mis dans la peau d’un acheteur pour avoir une idée des prix des bêtes pendant cette période de fête. « A combien peut-on avoir ces moutons ? ». « C’est 280 000 FCFA l’unité », fait savoir le vendeur. Il peut me le vendre au plus bas prix de 225 000 FCFA. Ce sont de gros moutons, qui ont été élevés sur place. « Ces bœufs sont à 800 000 FCFA, à débattre », indique Seydou. Il met l’accent sur la qualité de ses bêtes qu’il a pris le temps de bien soigner et nourrir. Un peu plus loin, un autre vendeur nous propose ses bœufs à 500 000 FCFA et 700 000 FCFA. « Il n’y a donc pas de bœuf qui coûte moins de 500 000 FCFA ? », avons-nous demandé. L’homme répond qu’il peut vendre celui de 500 000 FCFA à 450 000 FCFA. Les moutons de taille moyenne sont vendus à 170 000 FCFA, 180 000 FCFA et 190 000 FCFA.

Les clients trainent encore les pieds. Ils attendent certainement les derniers moments pour voir les prix baisser. Seuls des revendeurs viennent en acheter en gros, pour les revendre dans d’autres communes.

Pour un approvisionnement suffisant

Le Burkina Faso, le Mali et le Niger constituaient les principales zones d’approvisionnement en bétail pour la Côte d’Ivoire. Tout récemment les autorités burkinabés ont décidé de suspendre l’exportation du bétail, vers la Côte d’Ivoire notamment. Le gouvernement ivoirien à travers le ministère des Ressources animales et Halieutiques, avait déjà anticipé depuis février 2026, pour garantir un approvisionnement suffisant et régulier en bétail, en prenant attache avec la Mauritanie puis le Tchad. Ces pays ont pour leur part marqué leur accord pour exporter du bétail vers la Côte d’Ivoire. Les fidèles musulmans sont également encouragés à se tourner vers la production locale pour leur achat.

Il faudra que les autorités ivoiriennes encouragent également les populations ivoiriennes à l’élevage des bovins et caprins en finançant des projets dans ce sens. Cela pourrait permettre au pays d’être autosuffisant dans le domaine et si possible, d’en exporter à son tour vers d’autres pays. Nous y reviendrons.

Diomandé Karamoko


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