Depuis la dédicace de « Cela vient du cœur », le livre signé du journaliste Philippe Kouhon et consacré aux discours de la première dame Dominique Ouattara sur une décennie, le 19 octobre 2022 à Abidjan, la Première Dame de Côte d'Ivoire a prononcé une cinquantaine de discours en quatre ans, ( octobre 2022-decembre 2025).
Des mots ancrés dans l'action, portant trois combats constants : protéger les enfants, autonomiser les femmes et préserver la cohésion sociale. Retour sur les paroles qui ont marqué chaque année.
De 2022 à 2025, madame Dominique Ouattara n'a cessé de faire de la parole publique un outil d'engagement. À travers le Fonds d'Appui aux Femmes de Côte d'Ivoire (FAFCI), le Comité National de Surveillance contre la traite et le travail des enfants (CNS), la Fondation Children of Africa et l'Hôpital Mère-Enfant de Bingerville, ses interventions ont progressivement tracé une ligne d'action cohérente, mêlant chiffres concrets et appels à la solidarité. En quatre ans, huit discours en 2022, dix-huit en 2023, douze en 2024, douze en 2025 ; une même conviction traverse tout : le développement d'un pays passe par la protection des plus fragiles.
2022 : Convictions affirmées, socles posés
L'année s'ouvre sur la cérémonie de dédicace de Cela vient du cœur, livre du journaliste Philippe Kouhon consacré à dix ans de discours de la Première Dame. L'occasion de faire le bilan et d'affirmer les fondamentaux.
Sur le FAFCI, les chiffres parlent d'eux-mêmes :
« Ce fonds est aujourd'hui doté d'un capital de 25 milliards de francs CFA qui permet à 325 000 bénéficiaires d'exercer des activités génératrices de revenus, et à près de 2 millions de personnes de sortir de la pauvreté. »
Sur la paix, la tonalité est celle d'une conviction intime :
« Ces discours qui me viennent du fond du cœur sont couronnés par l'appel que j'ai toujours lancé pour la paix et la cohésion sociale dans notre pays. »
En décembre, lors de la signature d'un partenariat entre le CNS et le gouvernement américain, la Première Dame mesure l'ampleur du défi tout en affirmant sa détermination :
« La question liée au travail des enfants demeure celle qui est la plus complexe à traiter. »
« La conjugaison de nos efforts permettra d'obtenir des résultats tangibles au bénéfice de la protection de nos enfants. »
2023 : Intensification et tournant numérique
L'année 2023 est la plus dense : dix-huit discours, des partenariats multipliés, et une attention nouvelle portée à l'intégration des femmes dans l'économie numérique. À Yopougon, pour la Journée Internationale des Droits de la Femme, Dominique Ouattara lance un appel direct :
« Nous les femmes de Côte d'Ivoire ne devons pas nous tenir en marge de ces temps nouveaux. »
En mai, lors de la signature d'une convention FAFCI-CNPS, les résultats sont en hausse :
« Ce sont au total 71 milliards 700 millions de FCFA qui ont servi à financer les projets de 353 000 femmes bénéficiaires. »
Dans les zones cacaoyères, la réponse au travail des enfants passe par l'école :
« Je reste convaincue que la scolarisation de nos enfants est une solution efficace et durable pour les soustraire au risque de travail et d'exploitation. »
Sur la santé, deux prises de parole marquent l'année : l'une sur les enfants vivant avec le VIH : « Nos enfants n'avaient pas accès à un traitement spécifique à leur âge » et l'autre, en octobre, lors de la campagne de dépistage du cancer du sein :
« N'attendez pas ! Un diagnostic précoce peut sauver des vies. »
2024 : Partenariats structurants et ambitions élargies
L'année 2024 consolide. Les actions gagnent en visibilité institutionnelle et en durabilité. À Tafiré, lors de la Fête des Mères, le FAFCI affiche sa solidité :
« Le FAFCI a atteint un capital de 26 milliards de FCFA, avec un excellent taux de remboursement national de 98 %. »
À l'Hôpital Mère-Enfant de Bingerville, l'inauguration de la Maison de Vie est l'occasion d'un message d'humanité :
« Ce lieu constituera un havre de paix qui redonnera de la sérénité aux familles éprouvées par la maladie. »
En octobre, lors du lancement de bourses d'excellence dans l'aviation civile destinées aux jeunes filles, trois mots suffisent à résumer une ambition :
« Vous avez le droit de rêver grand. »
Sur le travail des enfants dans la filière cacao, la Première Dame appelle à une action collective :
« C'est seulement en travaillant ensemble que nous réussirons à éradiquer durablement le travail des enfants dans la filière cacao. »
2025 : Rayonnement continental, solidarité panafricaine
En 2025, la parole de Dominique Ouattara prend une dimension régionale et internationale. À Dimbokro, pour la Journée Internationale des Droits de la Femme, elle appelle à ne laisser aucun territoire à l'écart :
« Nous devons poursuivre la lutte contre les violences basées sur le genre jusque dans les hameaux les plus reculés. »
Au forum Women in Business de l'Africa CEO Forum, elle résume sa philosophie en une phrase :
« La réussite n'a de sens que si elle est mise au service des autres. »
En juin, au lancement du 4e Plan d'Action National contre le travail des enfants, la fermeté est absolue :
« Nos enfants ne doivent pas être utilisés dans quelque domaine que ce soit. »
Et quelques semaines plus tard, pour la Journée Mondiale contre le Travail des Enfants, un message d'espoir :
« Éliminer le travail des enfants dans notre pays est possible. »
Enfin, lors du lancement du réseau ADWIN qui fédère les femmes africaines et afro-descendantes, Dominique Ouattara offre ce qui est peut-être sa parole la plus universelle de ces quatre années :
« Lorsqu'une femme tend la main à une autre, il s'agit d'un acte de solidarité et d'amour qui peut changer la face du monde. »
Une parole ancrée dans l'action
En quatre ans, environ cinquante discours, trois piliers constants , protection de l'enfance, autonomisation des femmes, cohésion sociale et des centaines de milliers de bénéficiaires directement concernés par les programmes qu'elle porte. Les paroles fortes de Dominique Ouattara ne sont pas des déclarations d'intention : elles accompagnent, chaque fois, des actes concrets et des résultats mesurables. C'est là toute la force d'un engagement qui, comme l'indique le titre du livre de Philippe Kouhon, vient du cœur.
Contribution de Philippe KOUHON





