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Côte d’Ivoire. Café- Cacao : des écarts majeurs découverts dans les déclarations de stocks

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« Contrairement aux insinuations diffusées, il n'existe aucun malentendu entre l'OIA Café-Cacao et le Conseil du Café-Cacao », indique l'Organisation interprofessionnelle agricole (OIA) de la filière café-cacao dans un communiqué publié, le jeudi 23 avril 2026 il s’agit d’un démenti formel, après la circulation d'informations que l'organisation qualifie d'erronées et de mensongères dans certains médias et sur les réseaux sociaux. Les deux institutions travaillent « en parfaite synergie » et « dans le respect des orientations des plus hautes autorités de l'État ». Sur la gouvernance, l'OIA est catégorique : « Monsieur Siaka Diakité demeure pleinement et légitimement le président de l'OIA Café-Cacao », exerçant ses fonctions « en toute responsabilité », conformément aux textes en vigueur.

L'interprofession affirme qu'il n'existe ni incompréhension avec le Conseil du Café-Cacao, ni dysfonctionnement dans la gestion des stocks résiduels. Les tensions dans la filière s'expliquent, selon l'OIA, par l'application d'un dispositif imposant trois conditions aux opérateurs : un inventaire préalable des stocks, la justification des volumes déclarés et une capacité minimale de 40 tonnes en magasin pour être éligible aux opérations d'enlèvement.

Des contrôles de terrain auraient révélé des écarts majeurs. Certains acteurs auraient déclaré « de 2 à 17 tonnes » avant que des inspections ne découvrent des volumes réels atteignant « 80 à 100 tonnes » dans les mêmes magasins. Pour l'OIA, ces pratiques « contraires aux principes de transparence et d'équité » expliquent les « campagnes de désinformation » observées.

Ce bras de fer s'inscrit dans une crise structurelle de la filière. La tonne de cacao a perdu plus des deux tiers de sa valeur en moins de deux ans, passant de 12 000 (7,2 millions de F CFA) à 3 600 (2,1 millions de F CFA) dollars entre 2024 et début 2026. Pour amortir le choc, l'État a mobilisé 280 milliards de F CFA pour racheter quelque 123 000 tonnes de stocks résiduels, dont près de 80 % ont déjà été absorbés. Un quota complémentaire de 23 830 tonnes a été attribué à l'OIA pour prioriser les producteurs et coopératives directement impactés.

L'État a par ailleurs annoncé une réforme du calendrier agricole et l'obligation d'une carte de paiement dans les transactions, pour sécuriser les revenus et renforcer la traçabilité. La filière entre désormais dans « la phase des derniers enlèvements des stocks résiduels », avant la petite campagne. L'OIA réaffirme que ses actions visent « une meilleure organisation du marché, une plus grande transparence et une valorisation durable de la production nationale ». Des assises réunissant l'ensemble des acteurs ont été annoncées par le ministre de l'Agriculture, Bruno Nabagné Koné, pour tirer les leçons de la crise. Pour le vice-président et porte-parole Doua Blonde Obed : « la filière avance, les réformes sont en marche, et elles se poursuivront avec détermination. »

Doutchin Diarra


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