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Culture

Chronique du MASA 2026. Deux spectacles de conte entre résistance et polyphonie

Publié le :

Trilogie des Voix, trois conteurs en polyphonie de la RDC sur la scène du MASA 2026(Photo : D.D.)

« Noura » de la conteuse malienne Amaïchata Salamanta et « Trilogie des Voix » de la compagnie Tam-Tam Théâtre de la République démocratique du Congo (RDC) :

La salle Niangoran Porquet du Palais de la Culture Bernard Binlin-Dadié, a accueilli a 18 h30, Noura, récit porté par Amaïchata Salamanta, fondatrice de la compagnie N’ga Bolo Hen. Sur scène, un décor simple – tabouret, castagnettes, petite kora – évoquait un village de l’Ouest malien. La conteuse a introduit l’histoire de Finidougou, où Noura, jeune femme mariée à Hamed, est bannie après la mort prématurée de son époux. Réfugiée dans la forêt, elle élève seule sa fille jusqu’à l’adolescence. Découverte par un chasseur, l’enfant est conduite au village et épouse le prince, futur roi.

La narration s’est enrichie du jeu des marionnettes, qui a donné corps aux personnages et accentué la dimension dramatique du récit. Les gestes précis, accompagnés de la musique et des chants, ont renforcé l’atmosphère féérique et captivé l’attention du public.

La mère, inconsolable, erre près du marigot et chante pour les jeunes filles. Ses chants, repris par les enfants, révèlent la vérité. Le roi ramène alors Noura au village et rebaptise celui-ci Kènèyadougou, (Village de la guérison).

Le spectacle, mêlant oralité, musique et gestes lyriques, a suscité l’émotion du public. « Elle gagnerait à améliorer sa diction », a confié le comédien Kéita, témoin de la représentation. L’œuvre illustre la force du conte comme outil de mémoire et de justice sociale.

Une polyphonie vivante

À 20 h 30, la même scène de la salle Niangoran Porquet a vibré au rythme de Trilogie des Voix, création de la compagnie Tam-Tam Théâtre de RDC. Trois chaises, trois conteurs dont une femme : la scénographie minimaliste a laissé place à une polyphonie vivante. Alternant chants, danses et imitations d’instruments, guitare, trompette, flûte, les artistes ont exploré des thèmes universels : amour, trahison, solidarité, respect de la nature, parole donnée et paix.

Le public a été conquis par l’énergie et la fluidité du jeu. « Spectacle bien rythmé et accrochant par le jeu naturel des conteurs », a résumé Séri Fidèle, spectateur enthousiaste. Pendant une heure, la troupe a démontré la puissance du récit collectif et la richesse des traditions orales africaines.

Ces deux représentations ont illustré la diversité des formes du conte au MASA : d’un côté, l’histoire singulière de Noura, transformée en acte de résistance ; de l’autre, la polyphonie de Tam-Tam Théâtre, célébrant la parole partagée. Ensemble, elles ont rappelé que le conte, au-delà de l’art, demeure un vecteur de cohésion et de transmission.

Le MASA 2026 a ainsi offert une soirée où la voix des conteurs a résonné comme un patrimoine vivant, entre mémoire et modernité.

Douchin Diarra


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