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Kibarou

Kibarou . La Côte d’Ivoire culturelle en action

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Décidément, ce deuxième trimestre de l’année 2026, s’affiche très culturel. De grands rendez-vous d’actions hautement culturelles se succèdent, au cours de ce premier mois dudit trimestre ; pour le bonheur des mordus de la culture bien évidemment. Mais en réalité pas qu’ eux. C’est bien toute la population ivoirienne qui s’en délecte. Il y a d’abord eu la dixième édition du Djéguelé Festival du 28 mars au 4 avril 2026.

Une manifestation désormais logée à l’enseigne des retrouvailles culturelles haut de gamme, destinée à la célébration de la culture Sénoufo. Et cela par l’entremise du balafon , un instrument de musique inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO . Et qui demeure incontournable en pays Senoufo. Le Djéguelé Festival est né à Boundiali, par la volonté d’un féru de la culture :Koné Dodo, directeur du palais de la Culture d’ Abidjan, grand faiseur d’artistes , qualifié par ces paires de meilleur producteur et surtout manager africain des artistes chanteurs, qu’on puisse trouver en ce moment sur le continent, voire au-delà. C’est désormais tout le nord de la Côte d’Ivoire et par delà, les pays frontaliers de cette partie du territoire ivoirien, avec en prime le Mali, qui vivent au rythme du Djéguelé Festival à chacune de ses éditions. Il ne cesse de grandir, de s’améliorer surtout et de s’affirmer au fil du temps en faisant des émules autour de lui, dans la région. Et c’est heureux.

A peine le Djéguelé Festival désormais référencé sur l’agenda des illustres rendez vous culturels africains a-t-il baissé ses rideaux, que le non moins attirant Marché des Arts du spectacle d’Abidjan ( MASA), a ouvert ses portes, au palais de la culture d’Abidjan, le 11 avril 3026. Un autre rendez-vous de belle facture, rassemblant ce que le monde africain, européen, voire américain et autres, compte de promoteurs et d’acheteurs d’arts du spectacle. Ils sont venus par centaines sur les bords de la lagune Ebrié, pour se laisser émerveiller et emporter par ce que l’ Afrique a d’expressions culturelles en terme de spectacles, méritant d’être vues et connues de par le monde. Et il est indubitable que ces entrepreneurs culturels ne seront pas déçus. Loin s’en faut, au regard de la valeur artistique des spectacles prévus. Ce MASA aura également donné l’occasion aux pouvoirs publics ivoiriens, de lancer un programme d’appui et d’accompagnement aux jeunes acteurs, créateurs ivoiriens de l’industrie culturelle nationale. Il s’agit de les assister dans l’éclosion de leurs projets culturels. Une enveloppe de plus d’un milliard de FCFA est dégagé à cet effet. Le choix des acteurs sélectionnés pour en bénéficier est du ressort du ministère de la jeunesse, par l’entremise de sa structure de promotion et d’insertion socio économique des jeunes, qui est « l’ Emploi Jeunes ».

Ce règne trimestriel de l’événement culturel national changera de support d’expression dès le 28 avril, jusqu’au2 mai 2026. Et cela, avec le Salon international du livre d’Abidjan (SILA). Vaille que vaille, le SILA se déploie chaque année, innovant et attrayant pour donner à la littérature africaine notamment, une place de choix, dans cette grande panoplie aux goûts, couleurs et intérêts multiples de retrouvailles similaires dédiées au livre, à travers le monde. Ainsi le SILA rappelle annuellement à la conscience collective ivoirienne, l’importance du livre dans la vie tout court. C’est un vrai bonheur de constater que de plus en plus, ce sont des familles entières qui se déportent sur le site du SILA, pour vouloir s’offrir les dernières créations littéraires du moment . La preuve que le livre support à la nourriture culturelle de l’esprit, demeure aussi ce trésor de savoir indispensable, à toutes formes d’élévation humaine

On ne saurait non plus omettre , cette autre incontournable création culturelle que représente aujourd’hui la Musique urbaine. Par ce que, c’est aussi au cours de ce trimestre que va se tenir du 28 avril au 3 mai 2026, le Festival des Musiques urbaines d’ Anoumabo ( FEMUA). Fascinant symbole de succès d’un groupe musical exemplaire, le Magic System. doté d’un esprit grégaire des plus vrais et enviés. Le FEMUA comme c’est le cas depuis dix sept ans déjà, saura à coup sûr offrir des moments d’intenses jouissances musicales aux mélomanes ivoiriens.

Ainsi donc vibre de milles éclats la culture en Côte d’Ivoire . Dans toute l’acception du termes peut on dire. Et aussi pour le bonheur de bien d’autres acteurs culturels et de l’économie. Tant il est vrai que ces différents événements offrent aussi l’opportunité aux créateurs de l’artisanat d’art , aux plasticiens etc d’étaler leur savoir faire. Hôteliers, restaurateurs, commerçants transporteurs et bien d’autres prestataires de service d’Abidjan, en tirent certainement déjà de substantiels profits. C’est bien ce qu’il convient de souhaiter à tous . en tout cas. Vive la Côte d’Ivoire culturelle en marche.

Moussa Ben Touré


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