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Côte d’Ivoire. Kounahiri : trois personnes décapitées, le meurtrier brûlé vif

Publié le :

Trois personnes égorgées à la machette, un suspect livré aux flammes par une foule en furie sous les yeux des gendarmes débordés. L'information, relayée sur les réseaux sociaux avant d'être reprise par plusieurs médias, a plongé la Côte d'Ivoire dans la stupeur : Kounahiri, localité du centre-ouest, dans la région du Béré, a vécu le mercredi 18 mars 2026 un drame d'une rare violence.

Les faits se sont déroulés en plusieurs actes. Un individu, dont l'identité n'a pas été communiquée par les autorités, a décapité trois personnes à différents endroits de la ville : une femme âgée, une nourrice et son nourrisson d'à peine deux semaines. Les corps ont été découverts sur une piste menant aux plantations, non loin du site de Kouassigbé Bomisso. Après ses actes, l'individu s'est présenté de lui-même à la brigade de gendarmerie, machette en main.

Ce geste n'a pas apaisé la tension. Une foule nombreuse s'est rapidement massée aux abords de la brigade. Le sous-préfet Guy Charles Wayoro, qui avait déjà présidé une réunion de médiation le 23 février 2026, s'est rendu sur les lieux avec les forces de sécurité pour procéder au constat d'usage et faire enlever les corps. Revenu à la gendarmerie pour tenter de contenir la situation, il a dû s'absenter momentanément pour établir un rapport. C'est durant cette absence que des individus ont envahi les locaux, vandalisé les installations et extrait le suspect de sa cellule, sous le regard impuissant des forces de l'ordre.

Le présumé meurtrier a été lynché puis brûlé vif à proximité immédiate de la gendarmerie. Son corps calciné a été récupéré le même jour pour inhumation. Des renforts en provenance de Séguéla ont été déployés pour rétablir l'ordre. Le calme est progressivement revenu dans la localité.

Le mobile du triple meurtre reste inconnu. Kounahiri était pourtant, moins d'un mois plus tôt, le théâtre d'une initiative de paix : le 23 février 2026, le sous-préfet Wayoro avait réuni chefs de village, éleveurs et agriculteurs pour les appeler à appliquer une convention de règlement amiable des conflits. « Nous avons insisté sur la nécessité d'appliquer la convention mise en place pour un règlement pacifique des conflits », avait-il déclaré. Le parquet de Séguéla, compétent pour le ressort de Kounahiri, n'avait pas encore communiqué sur l'ouverture d'une enquête au moment de la publication de cet article.

Doutchin Diarra



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