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Côte d’Ivoire. Une fillette décède devant les urgences à Yopougon : polémique et rumeurs

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Un drame glaçant a secoué Yopougon dans la nuit du 20 janvier 2026. Une fillette, du nom de Karamoko Mariam, a perdu la vie devant les portes de l’Hôpital général, déclenchant une vague d’émotion et de vives interrogations.

Tout commence vers 23 heures, lorsque la petite est prise d’une violente crise à son domicile. Ses proches, affolés, la transportent en taxi jusqu’à l’hôpital. Ils arrivent vers 23 h 40. Selon la famille, on leur aurait demandé d’attendre un médecin. Celui-ci ne serait arrivé qu’une demi-heure plus tard, pour constater le décès de l’enfant, toujours dans le véhicule.

Cette version, rapidement diffusée sur les réseaux sociaux, a provoqué une immense indignation. Comment peut-on, en 2026, mourir ainsi devant un hôpital ? La question, douloureuse, a enflammé les débats.

Mais l’établissement hospitalier apporte un éclairage différent. Selon un agent, sous couvert de l’anonymat, la petite fille serait arrivée déjà décédée à 23 h 35. Le médecin de garde aurait confirmé son décès quatre minutes plus tard. La Police, alertée, est arrivée sur place vers 1 h 30 du matin pour les formalités. L’hôpital insiste : il n’y a pas eu de refus de soins, car il n’y avait malheureusement plus rien à faire.

L’affaire s’est encore compliquée avec la diffusion d’une vidéo sur TikTok par un certain Yoh Alex, accusant l’hôpital de négligence. Problème : selon la famille, cet homme leur est totalement inconnu. L’agent hospitalier affirme même qu’il serait en fuite depuis la publication de cette séquence, jugée trompeuse.

Les réseaux sociaux, une fois de plus, brouillent les pistes et attisent les tensions. Difficile, dans cette tourmente, de distinguer les faits des rumeurs. Le décès d’un enfant est une tragédie absolue, et la souffrance des proches ne peut qu’être amplifiée par cette cacophonie. Au-delà de la polémique, ce drame soulève des questions plus larges sur la prise en charge des urgences en Côte d’Ivoire. Même si l’hôpital se défend, l’impression d’un système à bout de souffle persiste dans l’esprit de beaucoup. Une chose est sûre : cette histoire tragique nous rappelle cruellement l’importance de la transparence et du dialogue. Pour éviter que la douleur ne soit exploitée et surtout, pour que la confiance en nos structures de santé puisse être restaurée.

Doutchin Diarra


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