L’annonce a été faite lors du traditionnel message à la Nation du 31 décembre 2025. Le président de la République, Paul Biya, a confirmé la formation imminente d’une nouvelle équipe gouvernementale. Cette mutation institutionnelle intervient moins de trois mois après le scrutin présidentiel du 12 octobre 2025, marqué par la victoire du chef de l’État sortant. Invité sur le plateau de l’émission « Grand Débat » diffusée sur la chaîne CAM 10 TV, François Bikoro, figure médiatique du paysage camerounais, a livré une analyse sans détour sur les enjeux de ce remaniement.
Invité sur le plateau de l’émission « Grand Débat » diffusée sur la chaîne CAM 10 TV, François Bikoro, figure médiatique du paysage camerounais, a livré une analyse sans détour sur les enjeux de ce remaniement. Pour lui, le contrat social entre le sommet de l’État et la base repose désormais sur l’efficacité économique.
« Il est temps qu’enfin on forme un gouvernement avec des gens venus pour travailler, et pour concrétiser la mission confiée dans les discours du Chef de l’État. À savoir que le panier de la ménagère, à défaut d’être rempli, soit au moins garni de temps en temps. C’est ce type de gouvernement qui est le plus difficile à faire », a déclaré François Bikoro.
L’analyste pointe du doigt le passage d’une sociologie de l’équilibre à une sociologie de la performance. En science politique, cela s’apparente au passage d’un « État de représentation » vers un « État de résultat ». François Bikoro estime que le temps des nominations basées uniquement sur le calcul ethnique est révolu au profit d’une feuille de route claire.
« Avant, dès qu’on voulait un gouvernement, on parlait d’Union nationale. Il fallait compter le nombre de Bamiléké, de Béti, etc. Tout le monde était content, on repartait. (…) Mais personne n’avait de mission claire, à part représenter sa région ou son village. Le gouvernement qu’on attend aujourd’hui, c’est celui annoncé par le Président : un gouvernement avec une mission précise. La paix, la stabilité, la sécurité ? Elles sont déjà assurées par un “parti politique” qu’on appelle l’armée et les forces de défense », a-t-il ajouté.
Le décret présidentiel, attendu désormais dans les prochaines heures, déterminera si les critères de compétence technique prendront effectivement le pas sur les équilibres politiques classiques de Yaoundé.
Une attente qui paralyse le sérail politique
Annoncée lors de l’adresse à la Nation le 31 décembre dernier pour une publication « dans les prochains jours », la composition de la nouvelle équipe ministérielle se fait toujours attendre. À la Présidence de la République, le silence reste de mise. Rien n’a encore filtré, ni sur le nombre de portefeuilles concernés, ni sur le profil des futurs promus. Ce mutisme institutionnel maintient le pays en haleine, car comme on le dit souvent à Yaoundé, « le silence du lion n’est pas un oubli ». L’incertitude plane désormais sur l’heure fatidique de la lecture du texte officiel au journal de 17 heures sur la CRTV.
Uune source proche du Palais de l’Unité indique que « les derniers arbitrages sont en cours pour garantir l’efficacité prônée par le Chef de l’État ». Pour l’heure, aucune date officielle n’a été communiquée par, ni par le Cabinet Civil, ni par le Secrétariat général de la Présidence de la République.OLBIF
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