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Côte d’Ivoire. Fêtes de fin d’année : entre les stress des législatives et de la CAN

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À Abidjan, les fêtes de fin d’année, habituellement synonymes de rires et de danses, sont parasitées par les enjeux politiques et sportifs du pays. La célébration n'a vraiment pas l’air d’emballer grand monde, à cause des élections législatives et de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) à laquelle participent les Éléphants. « La CAN et les élections, sont deux événements qui drainent du monde mais avec du stress. Alors que quand on est stressé, la fête perd sa saveur », explique Ballo Adam, un communicateur.

Vrai ou faux ? En tout cas, nous avons constaté que dans les quartiers de Koumassi, les maquis sont moins animés. Nombreux parmi eux n’ont pas reçu de couches de peinture comme d’habitude, à cause, dit-on, des difficultés financières. « Les casiers de boisson ont augmenté de près 2 000 F CFA. La taxe communale, est à 10 000 F CFA par mois. Le Bureau ivoirien du Droit d’Auteur (Burida), se promène des policiers pour percevoir son droit de 10 000 F CFA chaque mois. On paie le local et les charges. C’est trop. Ça fait deux ans que rien ne marche. Difficile pour nous d’innover », affirme un gérant qui a requis l’anonymat. D’autres, par contre, font des efforts. « Les gérants de maquis ont les mêmes problèmes. Mais pour la fête, j’ai refait la climatisation, les fauteuils et les tables. J’ai prévu des tréteaux également en cas de débordement. Ce genre de business ne marche qu’en fin d’année », nous explique Vinou Djibril, gérant du maquis la Terrasse à Koumassi.

A Marcory, le maquis KS reçoit les clients qui veulent faire des réservations. « Nous recevons toujours des clients. Il y a de la boisson en quantité. On prend également des réservations pour le 31 décembre, un jour de match pour les Éléphants. On va installer des écrans pour les clients. Mais il faut confirmer votre réservation », affirme Marius Kouamé, l’un des gérants. Des restauratrices, installées près du maquis, sont prêtes à recevoir les clients. « Nous sommes à côté. On peut vous servir à manger », nous interpelle la restauratrice qui nous prenait pour un client.

Un peu plus loin, à Treichville, dans les environs de la rue 12, les tenanciers de restaurants-maquis se mettent au diapason de la CAN et de la Saint-Sylvestre. « Ici on est déjà prêts. Nos clients pourront suivre la CAN en consommant de la boisson à 600 francs la bouteille. Nous proposons également des plats d’Attiéké, ainsi que du poulet et poisson braisés », nous explique une gérante anonyme du maquis-restaurant la Maison Blanche. Quant à Sabou Olivier, responsable du Maquis le Virage, il compte inviter des artistes pour animer son espace le 31 décembre 2025.

Mouhamed I. Koné


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