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Internationale

Elections : encore une foire aux fausses promesses ?

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Que de promesses dans le passé ! Faut-il continuer à croire aux discours de nos candidats aux élections? Doit-on, par patriotisme ou par devoir accepter encore de donner nos voix, aux postulants à la magistrature suprême ? De quoi diffèrent-ils les programmes proposés actuellement à ceux des années antérieures ? Que peut-on réellement espérer de ces « courageux Guinéens » qui se proposent de conduire le pays dans « la prospérité et procurer du bonheur à tout le peuple » ?

Depuis près de quarante ans, à cette période, c’est la traite. Les Escaladors, les V8, les Prados, les Hilux, les Toyota, bref… Les grosses cylindrées parcourent le pays en escarpant les montagnes et les collines, en contournant les ravins et les vallées, fendant la savane et s’engouffrer dans la forêt pour atteindre les villes de l’intérieur et les villages longtemps abandonnés dans la brousse.

Et chaque fois, ils sont accueillis dans la ferveur par les villageois, contents de revoir certains de leurs fils absents de la contrée depuis des années. Les populations de l’intérieur du pays toujours joyeues de voir leurs dirigeants venir jusqu’à eux.



Les cabris, les moutons, les taureaux, les poulets font partie de la fête. Heureux de l’accueil chaleureux, les visiteurs circonstanciels, drapés dans les boubous à prix d’or, chapeau bien visé sur la tête, s’adonnent à leur jeu favori : jeter les quelques billets de banque, des tricots sur les paysans. L’occasion de demander des bénédictions aux chefs religieux et chefs de terres du terroir.

Devant un tonnerre d’applaudissements nourris d’ovations, la population a toujours vu s’abattre sur elles, la pluie des promesses : On va vous désenclaver avec des nouvelles routes goudronnées et des ponts, on va vous donner de l’eau potable, vos villages seront lotis et on vous donnera de la lumière, on va construire des nouvelles écoles ou améliorer celles qui existent pour vos enfants, vous aurez des centres de santé de proximité, des machines agricoles, vous en aurez pour vos champs, tous vos produits seront achetés, vous aurez des pâturages pour vos bétails…Les jeunes, vous aurez du travail. Les industries et autres usines seront implantées partout dans le pays…

Ces politiciens vendeurs d’illusions qui infantilisent ainsi les populations, s’appuient toujours sur les opportunistes à travers des groupes ou mouvements de soutien. Ceux-ci servent de couloirs de transmission des promesses, de distributions des gadgets, des espèces sonnantes et trébuchantes aux populations.

Cette fois-ci, les Guinéens, qui depuis près de quatre décennies, se sont accommodés à des discours miellés, aux montagnes de promesses dressées devant eux à chaque élection, veulent autres discours. La quiétude, des propositions concrètes, des discours qui apaisent et rassurent.

Que de promesses dans le passé ! Faut-il continuer à croire aux discours de nos candidats aux élections? Doit-on, par patriotisme ou par devoir accepter encore de donner nos voix, aux postulants à la magistrature suprême ? De quoi diffèrent-ils les programmes proposés actuellement à ceux des années antérieures ? Que peut-on réellement espérer de ces « courageux Guinéens » qui se proposent de conduire le pays dans « la prospérité et procurer du bonheur à tout le peuple » ?

Depuis près de quarante ans, à cette période, c’est la traite. Les Escaladors, les V8, les Prados, les Hilux, les Toyota, bref… Les grosses cylindrées parcourent le pays en escarpant les montagnes et les collines, en contournant les ravins et les vallées, fendant la savane et s’engouffrer dans la forêt pour atteindre les villes de l’intérieur et les villages longtemps abandonnés dans la brousse.

Et chaque fois, ils sont accueillis dans la ferveur par les villageois, contents de revoir certains de leurs fils absents de la contrée depuis des années. Les populations de l’intérieur du pays toujours joyeues de voir leurs dirigeants venir jusqu’à eux.


Les cabris, les moutons, les taureaux, les poulets font partie de la fête. Heureux de l’accueil chaleureux, les visiteurs circonstanciels, drapés dans les boubous à prix d’or, chapeau bien visé sur la tête, s’adonnent à leur jeu favori : jeter les quelques billets de banque, des tricots sur les paysans. L’occasion de demander des bénédictions aux chefs religieux et chefs de terres du terroir.

Devant un tonnerre d’applaudissements nourris d’ovations, la population a toujours vu s’abattre sur elles, la pluie des promesses : On va vous désenclaver avec des nouvelles routes goudronnées et des ponts, on va vous donner de l’eau potable, vos villages seront lotis et on vous donnera de la lumière, on va construire des nouvelles écoles ou améliorer celles qui existent pour vos enfants, vous aurez des centres de santé de proximité, des machines agricoles, vous en aurez pour vos champs, tous vos produits seront achetés, vous aurez des pâturages pour vos bétails…Les jeunes, vous aurez du travail. Les industries et autres usines seront implantées partout dans le pays…

Ces politiciens vendeurs d’illusions qui infantilisent ainsi les populations, s’appuient toujours sur les opportunistes à travers des groupes ou mouvements de soutien. Ceux-ci servent de couloirs de transmission des promesses, de distributions des gadgets, des espèces sonnantes et trébuchantes aux populations.

Cette fois-ci, les Guinéens, qui depuis près de quatre décennies, se sont accommodés à des discours miellés, aux montagnes de promesses dressées devant eux à chaque élection, veulent autres discours. La quiétude, des propositions concrètes, des discours qui apaisent et rassurent.

Louis Celestin


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