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Kibarou

Kibarou . Une nouvelle conférence sur le climat pour quels résultats ?

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Le monde se réuni pour la énième fois, au chevet de son climat, qui va de plus en plus mal. C’est la ville brésilienne de Belem qui accueille cette 30e Conférence de la Convention Cadre des Nations Unies sur les changements climatiques. Encore une nouvelle rencontre pour rien, est- on déjà tenté de le dire. Vue que deux des trois plus gros pollueurs de la planète par les émissions de gaz à effet de serre n’y seront pas. C’est-à-dire les États-Unis, deuxième plus gros émetteur de ces gaz derrière la Chine et l’Inde. Le premier cité s’est à nouveau retiré de l’ Accord de Paris, dont les Nations Unies se battent chaque année bec et ongle pour une application effective des engagements chiffrés pris par les différents pays, en 2015 dans la capitale française. Le deuxième pays qui est l’Inde, s’est résolument inscrit dans la logique du développement industriel avec l’utilisation des énergies fossiles, pourtant accélératrices du phénomène naturel des changements climatiques. Et ce, depuis l’avènement de son leader Narindra Modi au pouvoir. Par ce qu’il est de ceux-là qui trouvent injuste, qu’on leur demande aujourd’hui de se détourner de l’usage des énergies fossiles, pour assurer leur développement industriel ; après que les pays occidentaux, ont réussi le leur de cette façon. La Chine , premier gros pollueur n’a pas jugé utile non plus de se faire représenter au plus haut niveau par son Président . Elle a plutôt délégué un membre de son gouvernement. Jusqu’à hier dimanche , ceux ne sont que 30 Chefs d’ État qui avaient été identifiés présents à cette grande messe du climat mondial, qui s’ouvre officiellement ce lundi

Comme les autres Cop, la 30eme à Belem poursuit toujours l’application effective de l’ Accord de Paris, qui souffre à ce jour, d’une décennie de négligence depuis qu’il a été pourtant obtenu de haute lutte diplomatique, scientifique et politique il y a dix ans sur les bords de la Seine. Les actions menées par les pays industrialisés notamment, portant sur la réduction de leurs émissions de gaz à effet de serre, dans la noble optique de ramener en dessous de 1,5 degré, le niveau actuel du réchauffement de la planète, sont hautement faibles et insuffisantes. Il en résulte que, le climat mondial se réchauffe chaque année un peu plus. Avec plus de catastrophes naturelles et des déplacements massifs de réfugiés climatiques. L’année 2024 avait déjà été considérée par les climatologues, comme la plus chaude de ce siècle, marquée par un accroissement remarquable du niveau de dégradation et d’aridité des sols, une sécheresse extensive et plus d’agression des massifs forestiers pour s’octroyer des terres plus arables. Cette année finissante de 2025 est toute aussi réputée autant chaude que l’année précédente par les climatologues.

Ainsi qu’elle en a l’habitude l’ Afrique est encore fois allée prendre une part active à cette Cop du Brésil. Cependant, ses experts de la question et mouvements d’écologistes, n’entendent pas se bercer d’illusions. Ses leaders politiques vont rappeler, comme ils l’ont déjà entamé au cours des travaux préliminaires, leurs sempiternelles impuissances financières et invulnérabilité chronique, face aux effets des changements climatiques. Ils seront certainement et encore une fois gavés malgré eux, de promesses fallacieuses d’assistance et autres appuis financiers . Et cela, à partir de Fonds climat qui, depuis la Cop tenue en 2009 à Copenhague au Danemark, n’ont en réalité jamais été régulièrement et convenablement alimentés en ressources par les pays occidentaux. Les pays africains, n’ont réellement jamais obtenu l’intégralité des appuis financiers sollicités auprès de ces différents Fonds, contrairement aux engagements qu’ils avaient pourtant pris dans ce sens. Pour autant faut-il le rappeler, l’Afrique continue de subir cruellement les affres de ces changements climatiques. Rien qu’au niveau de sa production agricole, où les terres de cultures se raréfient ici et là, accompagnées de perturbations des régimes pluviométriques, d’ inondations multiples….chaque année un peu plus . Alors qu’en Afrique, il reste toujours calé à 4%, le niveau d’émission des gaz, responsables de ce dérèglement climatique.

Le Brésil annonce l’avènement d’un nouveau Fonds, exclusivement consacré à soutenir tous les pays forestiers, qui auront déployé des efforts et actions exemplaires, dans la sauvegarde de leurs forêts tropicales. Déjà, les pays forestiers africains lorgnent cette nouvelle source de financement, qui bénéficie de multiples soutiens annoncés des occidentaux. .Espérons tout simplement que celle-ci, saura contribuer à amoindrir véritablement, leur fardeau, en matière d’entretien et de conservation de leurs différents massifs forestiers. D’autant plus que, la création dudit Fonds, est une initiative purement brésilienne. Un pays qui abrite une forte portion du plus grand poumon vert de la planète. A savoir :la foret de l’Amazonie.

Moussa Ben Touré


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