publicité

Politique

Regard . Fâcheux argument de campagne

Publié le :

La campagne présidentielle est assurément bien lancée à présent. Tous les états majors sont en mouvement, avec ou sans leur candidat en présence. Le tout étant de pouvoir occuper partout le terrain à travers le pays. En réussissant surtout à vanter le programme et les mérites de son candidat.

A l’analyse des discours politiques de persuasion que tous ces candidats ont le plein droit de tenir au cours de cette campagne, un thème revient sans cesse chez ceux issus de l’opposition. Il s’agit de la réconciliation. Ce vocable commenté, évoqué, employé sous différentes formes, transformé en argument de campagne, provoque par moments une impression quelque peu fâcheuse, renvoyant tout de suite à la démagogie. Par ce que portant à croire que la fracture sociale entre les Ivoiriens, née de la crise post électorale , demeure encore d’une béance des plus handicapantes, à l’harmonisation de leur société. Que les Ivoiriens auraient jusqu’ici refusé de s’accepter de nouveau, de se pardonner, de refermer à jamais leurs blessures sociétales, pour avancer. Mais sans pour autant oublier ce très douloureux passé, afin justement d’ éviter de retomber dans les mêmes travers d’origine politique, qui avaient suscité cette grande discorde sociale.

Les efforts déjà déployés avec des effets pourtant positifs, pour ramener les uns et les autres au pardon, sont balayés du revers de la main par certains candidats. Ils proposent d’autres modèles de réconciliation nationale, aux allures plus spectaculaires, magiques, que garantes d’une efficacité originale. Des modèles de réconciliation copiés sur du déjà vu ailleurs. Et qui ont été initiés, après des crises semblables, mais aux réalités et contextes différents de la nôtre.

Ils en parlent, comme si les Ivoiriens à partir de leurs propres facultés de réflexion et de compréhension, n’avaient pas non plus déjà compris qu’il fallait après tout se redonner la main pour avancer. Tourner cette triste page, en laissant à l’histoire de ce pays qui s’écrit au quotidien, le soin de la maintenir au nombre des moments sombres de son évolution. Mais en n’ oubliant jamais qu’il faut tout aussi œuvrer quotidiennement, pour ne pas revivre ce triste passé, par la faute des politiques.

La réconciliation a ceci de caractéristique, qu’une fois initiée, organisée et voulue de toutes les parties, elle prend le temps de se construire à son rythme. De s’installer progressivement, au fil des jours dans les rapports sociaux, dans la conscience collective . De sorte à ce que s’éloigne de celle-ci, les multiples flashs back relatifs aux faits, atrocités et autres écœurements vécus ici et là pendant la crise.

Moussa Ben Touré


GENERATED_OK



publicité

FIL INFO

18 octobre 2026

Dialogue AES-CEDEAO à Dakar : vers une coopération adaptée aux réalités de la sous-région

18 octobre 2026

“C’était la guerre”: la France face aux stigmates d’une journée de chaos “inédite”

18 octobre 2026

Burkina Faso: le gouvernement réforme les programmes d'histoire-géographie pour «décoloniser» les manuels scolaires

18 octobre 2026

Ligue des champions de la CAF : le TP Mazembe accroché par le Club Africain (1-1)

18 octobre 2026

Gamal Nkrumah, journaliste et fils de Kwame Nkrumah, est décédé



Fanico

Michel Koffi 26 septembre 2026
Pleuvront sur lui tous les dythirambes.
Adrien Poussou 26 août 2026
Madagascar sur les traces de la Centrafrique
Nnenna Nwakanma 17 août 2026
La prise de parole sur les réseaux sociaux commence à coûter trop cher.
El Hadj Mamadou Traoré 13 août 2026
Ne jouons plus avec ces sujets relatifs à la sécurité et à la défense


publicité
publicité