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Election 2025

Henriette Lagou, Candidate du social et du changement

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Henriette Lagou Adjoua, présidente du Groupement des partenaires politiques pour la paix (GP-PAIX) est candidate à l’élection présidentielle du 25 octobre 2025. Elle est, avec Simone Ehivet Gbagbo, l’une des deux femmes en lice pour ce scrutin. C’est la deuxième fois qu’elle se présente à une élection présidentielle. Au regard de son parcours, cette diplômée de l’Ecole nationale d’Administration (ENA), demeure une figure féminine publique et politique du pays, qui affirme toujours sa position politique.

Henriette Lagou est née le 22 juin 1959 à Daoukro, une ville du Centre-Est de la Côte d’Ivoire. Elle est issue d’une famille qui détient la chefferie traditionnelle dans cette ville. Etant une proche de l’ex Président Henri Konan Bédié, elle milite au Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI). De 1996 à 1998, elle a travaillé aux cotés du Président Bédié et de la Première dame, Henriette Bédié. En décembre 1999, Bédié quitte le pouvoir suite à un coup d’Etat. Un an plus tard, Laurent Gbagbo est élu Président de la République.

En 2000, le nouveau Chef d’Etat, pour faire preuve d’ouverture et de réconciliation, nomme Henriette Lagou dans son gouvernement. Elle devient ministre de la Famille, de la Femme et de l’Enfant. Puis, ministre des Affaires sociales et des personnes handicapées en 2003. Mais son intégration dans ce gouvernement n’est pas appréciée par son parti d’origine, le PDCI-RDA. Elle est sanctionnée et radiée de ce parti. Exclue, elle se rapproche davantage à Laurent Gbagbo. Mieux, en juin 2004 elle crée le mouvement de soutien « 2 millions de filles pour Gbagbo », pour promouvoir le programme de celui-ci. Elle se rallie au Congrès national de la résistance pour la démocratie (CNRD), mouvement politique proche de Gbagbo. Puis en 2005, Henriette Lagou fonde crée son propre parti : le Rassemblement pour la Paix, le Progrès et le Partage (RPPP).

Suite à la crise post-électorale de 2010-2011, elle abandonne ce parti et part en exil. En 2012, elle marque son retour en créant une nouvelle formation politique : Rassemblement pour la Paix et la Concorde (RPC). C’est avec ce parti qu’elle participe, pour la première fois, en 2015, à une élection présidentielle. Elle obtient moins d’1% de suffrages exprimés. Un an plus tard, après l’élection du Président Alassane Ouattara dont elle reconnaît la légitimité présidentielle, elle s’insurge contre le projet du référendum de 2016. Après des années de silence politique, Lagou revient à la charge pour conquérir à nouveau la magistrature suprême du pays. Ses détracteurs de l’opposition l’accusent d’être à la solde du parti au pouvoir. Elle s’en défend et propose une voie politique centrale qui promeut la paix et le développement social. Pour elle, il est temps de changer la classe politique et porter une femme, Henriette Lagou, à la tête du pays.

Mouhamed I. Koné


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