C'est la rentrée des classes. Plongée dans l’enthousiasme des élèves heureux de retrouver leurs camarades, les inquiétudes des parents et les préparatifs de l’administration.
Abidjan, Cocody-Angré, 7 h 55. Devant le collège Kéma, l’effervescence est remarquable. Collégiens, lycéens et parents se pressent dans la cour. Le brouhaha des retrouvailles entre amis, vêtus de leurs tenues kaki ou bleu-blanc, se mêle aux discussions animées des parents. Mais si les enfants respirent la joie, les adultes, eux, affichent parfois des mines préoccupées.
Nathalie Lokossou, venue accompagner sa petite sœur Emmanuela qui entre en 3ᵉ, avoue avoir mal vécu cette matinée. « Franchement, quand on ne prépare pas bien la rentrée, c’est difficile. On était tellement habitué aux vacances qu’on a trop dormi ce matin. On a failli être en retard. Heureusement que les professeurs sont indulgents pour le premier jour » confie-t-elle en riant. Pour d’autres parents, le sourire est encore plus difficile. « Ça va être dur de payer la scolarité cette année. On n’arrive pas à joindre les deux bouts » soupire M. Kouassi.
Une administration débordée
Dans les bureaux du collège, l’ambiance est plus tendue. Les couloirs sont bondés de parents venus régler des formalités à la dernière minute. Le directeur de l’école, Aboudrahaman Diarra, tente de garder son calme. « Ce sont les parents qui attendent toujours le dernier moment. Pourtant, nous avons déjà tout préparé : les emplois du temps des élèves et des professeurs sont prêts depuis longtemps. Mais aujourd’hui, tout le monde se presse », explique-t-il, avant de conclure sur une note d’humour : « en réalité, ça nous manquait. On avait hâte que les enfants reviennent… pour les mettre à genoux ! », dit-il en riant.
Les professeurs, eux, savourent
Du côté des enseignants, le ton est plus léger. La plupart se réjouissent de retrouver les classes. « La rentrée, c’est surtout une première prise de contact avec les élèves. C’est toujours un moment agréable », confie un professeur de physique chimie.
Un retour qui dépasse l’école
La rentrée ne se limite pas aux salles de classe. Devant les établissements, les vendeurs de nourriture reprennent eux aussi leurs activités. Il est 10 heures lorsque Odile (nom d’emprunt) fait frire du poisson pour ses différents plats. « Moi, je suis contente en tout cas. Quand l’école reprend comme ça, je vends beaucoup plus. Pendant les vacances, je vendais un peu, mais avec la rentrée je sais que je vais bien m’en sortir », confie-t-elle avec le sourire.
Dans la ville, le trafic routier s’intensifie, marquant lui aussi le retour à la routine. Sur le tronçon Programme 6 – Carrefour La Prière, les voitures avancent à peine. Issa, chauffeur de taxi wôrô-wôrô injurie les embouteillages.
« Moi en tout cas, c’est ma dernière fois de passer ici dans la journée. Mon carburant va finir ! Ici, à la rentrée, c’est toujours pareil. La seule chose positive, c’est que, le matin, je suis sûr de ne pas manquer de clients », raconte-t-il.
Entre la joie des élèves, les inquiétudes financières des parents et les défis organisationnels de l’administration, la rentrée est véritablement un temps fort de l’année.
Claude Eboulé
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