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Politique

Jeune Afrique : « L’opposition camerounaise est-elle la plus bête d’Afrique ? »

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À moins de deux mois de l’élection présidentielle du 12 octobre, le paysage politique camerounais est marqué par une fragmentation de l’opposition, laissant entrevoir un scrutin dont l’issue semble déjà scellée. Face au président sortant, Paul Biya, onze candidats se présentent, une dispersion qui, selon le magazine Jeune Afrique, condamne une nouvelle fois l’opposition à la défaite dans un scrutin à un tour.

Depuis 1982, Paul Biya dirige le Cameroun et brigue un nouveau mandat. Face à lui, les opposants se retrouvent dans l’incapacité de former un front commun, alimentant l’interrogation de Jeune Afrique : « L’opposition camerounaise est-elle la plus bête d’Afrique ? » Ce constat amer est renforcé par le nombre de candidats, illustrant une fragmentation chronique. Dans un scrutin à un tour, cette dispersion des voix renforce mécaniquement la position du candidat sortant, faisant de l’union un idéal inatteignable pour ceux qui souhaitent une alternance.

Des stratégies ratées et des rivalités de personnes

L’article de Jeune Afrique pointe les erreurs stratégiques de l’opposition. L’invalidation de la candidature de Maurice Kamto, figure majeure de l’opposition, est perçue comme une conséquence de son boycott des élections législatives et locales de 2020. Cette décision l’a privé du vivier d’élus nécessaire pour valider sa candidature. De plus, les candidats actuels se résument à des « barons » se détestant cordialement et à d’autres figures sans poids politique suffisant pour rivaliser. Ces rivalités personnelles empêchent toute coalition viable, laissant les opposants se battre « pour savoir qui sera le meilleur parmi les perdants ».


L’absence de réaction populaire après l’éviction de Maurice Kamto témoigne d’une résignation de la population, fatiguée par ce qui semble être un cercle vicieux : une opposition divisée face à un pouvoir qui entretient habilement ces divisions. Le rendez-vous du 12 octobre 2025 s’annonce donc comme une nouvelle page de l’histoire politique du Cameroun, où le statu quo semble plus que jamais assuré.


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