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Politique

Transition au Mali : Sale temps des Premiers ministres ?

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Qui a dit que les révolutions finissent par anéantir ses fils ou de hauts responsables de l’Etat ? La Transition malienne va-t-elle respecter cette règle non- écrite


La Transition malienne se poursuit tranquillement, même si elle connaît des difficultés inhérentes à tout processus de refondation. Ces difficultés ont pour noms les anicroches liées à la lutte contre l’impunité et surtout contre la corruption et la délinquance financière, la lutte contre l’insécurité et la mauvaise gouvernance Et c’est au titre de la lutte contre l’impunité et de la réaffirmation de l’autorité de l’Etat que l’on a droit à des épisodes judiciaires qui intriguent plus d’un. Tel est le cas des ennuis judiciaires que connait depuis quelques jours l’ancien Premier ministre Moussa Mara et, sûrement dans les prochains jours l’ancien Premier ministre de la Transition, Dr Choguel Kokalla Maga ?


En effet, si le premier séjourne depuis le vendredi 1er aout dernier à la Maison centrale d’arrêt de Bamako, le second devrait répondre d’accusation de détournements de deniers publics à la Cour suprême.

Par ces deux dossiers judiciaires, il semble que la Transition malienne est dans la logique de respecter une certaine tradition, celle de voir les hauts dignitaires de l’Etat répondre de leurs actes après chaque changement politique. Il s’agit de voir par exemple l’ancien chef der gouvernement sous IBK venir s’expliquer sur ses régulières prises de paroles, dont certaines dérangent visiblement la gouvernance actuelle. C’est ainsi que Moussa Mara sera face au juge du Pole spécial de lutte contre la cybercriminalité, le 29 septembre prochain. Il doit répondre des charges d’atteinte au crédit de l’Etat, d’opposition a l’autorité légitime, d’incitation au trouble à l’ordre public, de publication et diffusion de fausses nouvelles mensongèrement attribué es à des tiers de mauvaise foi susceptible de troubler la paix publique.

Ces motifs d’accusations sont issus des dernières prises de parole de cet ancien chef de gouvernement, non moins ancien ministre et ancien maire, qui ne cesse de faire des sorties publiques, par écrit à travers des tweet et déclarations, mais aussi à travers des conférences et rencontres se prononçant sur les sujets brûlants de la Nation

Même si Moussa Mqra fait preuve de sérénité et appelle ses partisans au calme et à faire confiance à la justice, il est certain que l’ancien leader du parti (dissout) YELEMA va devoir passer un bon temps dans les méandres de la justice. Car, s’il est établi que le Parquet ayant décerné le mandat de dépôt ne jouit d’aucune indépendance visa à vis du pouvoir exécutif, l’on peut parier qu’avec les autorités actuelles aux affaires, M. Mara pourrait avoir quelques soucis à se faire, surtout sur son avenir politique immédiat.


De l’autre côté, l’ancien Premier ministre de Transition, Dr Choguel Maïga doit répondre bientôt de chefs d’accusation de détournement de plusieurs centaines de millions de nos francs devant la Cour suprême. Et il n’est pas exclu que l’ancien locataire de la primature finisse par se faire placer sous mandat de dépôt pour ces faits présumés relatés dans un rapport du Bureau du Vérificateur général. Cela, surtout que Choguel ne se prive de faire de sorties régulières, pour tenter de se défendre ou pour démontrer son innocence. Or, nul n’ignore que l’homme est tombé en disgrâce avec les autorités militaires, dont il ne cesse de critiquer la « dérive ou la trahison ». Dr Choguel échappera-t-il à son feuilleton judiciaire ? L’on peut en douter, tant l’ancien locataire de la primature est devenu une épine dans le pied des autorités de la Transition.

Comme on le voit, les anciens hauts responsables de l’Etat qui s’évertuent à faire entorse à leur devoir de réserve, peuvent finir par se fourrer le doigt dans l’œil. Faut-il rappeler qu’avant cette phase de la transition, le Premier ministre Moctar Ouane avait eu des ennuis en étant assigné en résidence surveillée pendant plusieurs mois, tout comme le président Bah N’Daw ?

Avant cette Transition, celle de 2012-2013 avait fait connaître des déboires agités au Premier ministre Dr Cheick Modibo Diarra. Celui avait eu de gros ennuis avec le chef de l’Etat d’alors, le « Général » Amadou Haya Sanogo !

Comme on le voit, à chaque révolution ses ennuis « destructeurs » et il urge que les autorités ménagent une politique du bâton mais aussi de la carotte, pour arriver à sortir le pays de l’ornière. Sans grand dégât, car, c’est désormais cap sur le sale temps des Premiers ministres.


Boubou SIDIBE










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