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Kibarou

Kibarou. Pas sous l’effet de vaines menaces antidémocratiques

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En cette période pré électorale ivoirienne, l’on se croit obligé d’exprimer n’importe quelle idée ou chimère, rien que pour se faire entendre en vue d’animer en sa façon, l’actualité politique. Des réflexions de tout genre à fortes connotations fusent de partout. Depuis les plus saugrenues, en passant par celles aux relents prémonitoires ou prophétiques, jusqu’à celles simplement phraséologiques. Pour ne pas dire dépourvues de tout réel intérêt. En somme chacun y va de son verbe et de sa faculté de persuasion, sur les réseaux sociaux généralement. Au nom de la liberté de penser et d’expression qui reste de mise dans ce pays, on assiste à ce N’zassa de discours et de propos, aux euphémismes parfois très mal conçus également. Peut-on alors prétendre encore qu’il y a doute sur la véracité de la liberté d’expression, surtout politique dans ce pays ? Difficile certainement de répondre par la positive. Tant il est vrai qu’en dehors de ceux qui ont volontairement, malencontreusement ou inconsciemment franchi la ligne rouge en la matière, et qui se sont fait ainsi épingler, pour délits de diffamation, d’invectives publiques et autres… c’est vraiment en roue libre que la plupart s’égaillent quotidiennement l’esprit .

Dans cette foison de propos divers et disharmoniques émergent certains affirmant l’incrédibilité ou l’illégitimité du mandat de Alassane Ouattara, au cas où il était élu sans que Gbagbo, Blé Goudé et Guillaume Soro ne participaient pas à cette présidentielle. Voilà une insulte bien grossièrement lancée à l’intelligence des Ivoiriens. Précisément à celle de tous ceux qui, en très grand nombre du reste, brûlent en ce moment d’une ardente envie de porter librement leur choix, sur le président du Rhdp. Faut il croire que tout ce monde représente une bande d’idiots manipulés, inconscients de leur choix et auxquels on aura réussi à donner le change ?

En même temps qu’on se réclame d’une société légaliste, républicaine, démocratique et viscéralement éprise de paix, on s’emploie à bafouer toutes ces valeurs, à travers une politicaillerie fortement individualiste, égoïste, subversive et partant périlleuse pour le pays. Ces appels à peine voilés, invitant à replonger tout un peuple dans la chienlit, nous sont bien familiers déjà. Tout comme ces discours belliqueux qui en réalité ont perdu toute force incitatrice à la haine.

Disons le encore une fois : les compromis politiques restent possibles de la part des tenants du pouvoir. Mais ils ne seront nullement l’expression d’une faiblesse, d’une quelconque phobie non plus, s’ils venaient à se faire. Ces compromis qui peuvent revêtir diverses formes, ne pourront pas être obtenus non plus, sous l’effet d’une quelconque pression de ses demandeurs et surtout pas sous l’effet de vaines menaces antidémocratiques. Suffisamment révélatrices d’une incapacité déjà constatée du reste, de savoir et de pouvoir persuader et convaincre le peuple à adhérer à sa cause. Cette cause déjà expérimentée, qui ne vaut plus la peine d’être défendue. En tout cas, pas pour des êtres bien pensants, qui sont bien nombreux dans ce pays fort heureusement.

Moussa Ben Touré


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