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Abidjan : les motos, nouveau moyen de transport urbain

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En plus des tricycles, les motos à deux roues ont fait leur apparition dans le domaine du transport à Abidjan, notamment à Abobo N’dotré. Ce moyen de transport urbain apparaît comme une nécessité pour les habitants de cette partie de la ville d’Abidjan.

Nous sommes dans la commune d'Abobo, précisément au carrefour N’dotré ce 5 mai 2025. Il est environ midi. Le carrefour est animé. Des vendeuses de fruits et autres friandises y sont installées. Plusieurs gares ont poussé aux abords. Il y a des gares pour les minicars, qui desservent différentes communes, ainsi que celles des tricycles. Et à côté, en bordure de la voie, sont également stationnés de grosses motos, qui rallient les différents sous-quartiers de N’dotré. « Monsieur, vous allez où ? », lance un de ces motocyclistes. Il cite les quartiers qu’ils desservent : sous les hautes tension, Traimou, etc. Surpris par l’existence d’ une gare des deux roues à cet endroit, nous n’avons pas pu bien évidemment désigner de destination. Nous lui faisons savoir que nous ne voyageons pas. Et que nous avons juste rendez-vous avec quelqu’un dans cette gare. Alors que nous prenons du temps à observer les mouvements de tout ce beau monde qui anime cet endroit, les motocyclistes n’arrêtent pas de nous harceler. « A combien de francs s’élèvent les tarifs de transport ? », avons interrogé. Notre interlocuteur nous fait savoir que la moto possède deux places. Chaque passager paie 500 FCFA pour toutes les destinations. Et si vous décidez d’emprunter seul la moto, vous payer 1000 FCFA. « Quand le terrain est dur, on accepte 500 FCFA », ajoute-t-il. Nous trouvons ce tarif assez élevé pour un transport interquartier. Les habitants les empruntent tout de même.

« Nous n’avons pas le choix »

Ces dernières années, la population abidjanaise a connu une augmentation à grande échelle. De nombreux quartiers comme N’dotré se sont développés et ont connu une extension très rapide. Mais sans un véritable plan d’urbanisme. La plupart des rues du quartier ne sont pas bitumées. Des creux et fossés rendent certaines voies impraticables. Les terrains d’habitation non encore mis en valeur, sont occupés par des garages mécaniques. Cette proximité des maisons habitées avec les nombreux garages mécaniques, créé une sorte de désordre qui ne rend pas également la circulation fluide. Ces habitations et garages s’étendent sous des lignes électriques de haute tension. « Ce sont les motos qui peuvent aller là-bas »., souligne le conducteur d’une moto-taxi. « Nous n’avons pas d’autres choix que d’emprunter ces engins à deux roues », confie un habitant qui utilise chaque jour ces engins, pour se rendre au carrefour où il emprunte par la suite d’autres véhicules pour aller au travail. Sans ces motos, il est difficile de rallier le carrefour par d’autres moyens. Pour lui, aussi bien que d’autres riverains, ces nouveaux moyens de transport sont une nécessité.

Diomandé Karamoko


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