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Politique

Mali : La classe politique dit « non à la dérive autoritaire »

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« Non à la dérive autoritaire ! Oui à la démocratie, à la République et à l'État de droit ! ».Tels sont les phrases scandées ce samedi devant le Palais de la Culture Amadou Hambaté Bâ Bamako, largement quadrillé par les forces l’ordre, par des centaines de manifestants « pro-démocratie ».


Plusieurs centaines des partisans des partis politiques ont défié ce samedi l’interdiction des autorités du district de Bamako de se rassembler. Ils étaient nombreux ces manifestants à se rendre au Palais de la Culture Amadou Hambaté Bâ Bamako à l’appel des partis politiques qui protestent contre la décision des autorités de la transition de « suspendre l’activité politique ». « Nous sommes venus malgré les menaces pour défendre la démocratie et dénoncer la violation de la constitution et des lois de de la République », a déclaré le président de la jeunesse du parti l’Union pour la République et la démocratie, Abdrahamane Diarra. Avant l’arrivée des partisans de la démocratie, ce sont quelques jeunes proches des autorités militaires qui avaient pris d’assaut le Palais de la culture pour s’opposer à la tenue du meeting. Ceux –ci ont finalement déserté les lieux à cause de la mobilisation massive des partisans des démocraties déterminés à en découdre avec leurs adversaires.


Après avoir investi de force la devanture du Palais, les centaines de militants « pro-démocratie » ont chanté l’hymne national du Mali avant de scander des propos hostiles à la pérennisation de la transition et à l’instauration d’un pouvoir autoritaire. «La transition politique actuelle, initialement acceptée pour remettre le pays sur les rails de l'ordre constitutionnel, s'éternise sans horizon clair, ouvrant la voie à une dérive autoritaire », peut-on lire dans une déclaration commune publiée par l’écrasante majorité des partis politiques du Mali, qui ont été empêché par un dispositif sécuritaire très important de tenir un meeting pour condamner les conclusions issues des récentes consultations des forces vives. « Nous rejetons avec force les conclusions issues des assises récentes, tenues sans représentativité réelle, et les considérons comme nulles et non avenues », a poursuivi les signataires de cette déclaration qui exigent dans la foulée « la fin effective de la transition politico-militaire au plus tard le 31 décembre 2025 », et appellent à la mise en place d'un calendrier de retour rapide à l'ordre constitutionnel ».


Le Mali est dans une longue transition qui a commencé depuis le 18 août 2020 après le renversement du pouvoir démocratiquement élu. Près de cinq ans après, les autorités de la transition ne veulent entendre parler des élections et voudraient s’accorder un nouveau bail de 5 ans renouvelables et en absence de toutes les voix discordantes. Les récentes consultations organisées à la relecture de la charte des partis politiques ont exclue toutes formes d’organisation des élections jusqu’à la pacification du pays par l’armée. La classe politique a boycotté ces consultations. Aujourd’hui, elle appelle à la mobilisation générale pour exiger la libération immédiate de tous les détenus politiques et le retour sans condition des exilés politiques, conformément aux principes de justice et de réconciliation nationale.


« Nous appelons à une mobilisation nationale et républicaine : des partis politiques, des syndicats, des organisations de la société civile, des légitimités traditionnelles et religieuses, des magistrats et de toutes les forces républicaines, pour défendre ensemble les libertés, l'État de droit, et empêcher le retour à un régime de parti unique ou de dictature de fait », a insisté la déclaration des partis politiques. Aussi, les partis politiques annoncent le rejet catégorique de toute tentative d'instaurer une caution financière pour la création des partis politiques. « Cette logique de suffrage censitaire viole l'égalité des citoyens devant la loi et menace directement la démocratie malienne. La citoyenneté ne se paie pas », a conclu cette déclaration qui a sanctionné cette manifestation empêchée par les forces de l’ordre.

Siaka DIAMOUTEN

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