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Michael Sang Correa, ex-tortionnaire gambien, risque 120 ans de prison aux États-Unis

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Un verdict historique a été prononcé contre Michael Sang Correa, ancien membre des forces spéciales gambiennes. Reconnu coupable de torture au service de l’ex-dictateur Yahya Jammeh, il encourt jusqu’à 120 ans de prison, selon la décision d’un tribunal fédéral de Denver.


Un « Jungler » face à la justice


Âgé de 51 ans et naturalisé américain, Correa était un rouage clé des Junglers, une unité paramilitaire infamous pour ses exécutions extrajudiciaires et ses actes de torture sous le régime autoritaire de Jammeh (1994-2017). Arrivé aux États-Unis en 2000, il a été arrêté en 2020 après une longue enquête.

Le procès a été marqué par les témoignages bouleversants de victimes, qui ont décrit les sévices infligés par Correa : simulacres d’exécution, brûlures par cigarettes, passages à tabac prolongés et détention dans des conteneurs métalliques sous des chaleurs extrêmes. Le jury a retenu quatre chefs d’accusation, chacun passible de 30 ans de prison, soit une peine maximale cumulée de 120 ans – l’équivalent d’une condamnation à perpétuité.



Une avancée contre l’impunité


Ce procès, rendu possible par une loi américaine autorisant la poursuite de résidents pour des tortures commises à l’étranger, constitue un jalon majeur. Il pourrait ouvrir la voie à d’autres actions judiciaires contre les anciens collaborateurs de Jammeh.

Reed Brody, juriste renommé pour son combat contre les criminels de guerre, a salué ce verdict : « Cette condamnation montre que les tortionnaires ne peuvent plus échapper à la justice, même des décennies après leurs crimes. C’est une victoire importante pour les victimes gambiennes, qui attendent justice depuis trop longtemps. »



Prochaines étapes

La sentence définitive sera prononcée dans les mois à venir par le tribunal de Denver. L’équipe de défense de Correa a annoncé son intention de faire appel, ce qui pourrait prolonger la procédure. La pression s’accentue sur Yahya Jammeh, en exil en Guinée équatoriale, avec des initiatives croissantes pour son extradition.

Ce verdict marque un tournant dans la quête de justice pour les victimes de la dictature gambienne, prouvant que les crimes contre l’humanité ne restent pas impunis, même après des années. La date exacte de la sentence sera communiquée ultérieurement. Les organisations de défense des droits humains espèrent que cette affaire incitera d’autres pays à intensifier leurs efforts contre les violations graves des droits humains, notamment en Afrique de l’Ouest.



(Sources : Denver7, Newsweek) -




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