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Viols d’enfants dans l’est de la RDC : Attaquer le mal à la racine

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Dix mille cas de violences sexuelles ont été enregistrés dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC), entre janvier et février 2025. Pire, 35 à 45% des cas concernent des enfants, selon un rapport du Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF), rendu public le 11 avril dernier ; lequel rapport précise qu’un enfant y est violé toutes les 30 minutes. Des chiffres qui font froid dans le dos. La RDC est-elle un pays maudit ? La question reste posée. Car, si ce n’est pas une épidémie qui décime la population, c’est la guerre qui tue avec son corollaire de viols qui traumatisent à vie des victimes. Et tant que la guerre prévaudra dans l’Est de la RDC, les viols n’y cesseront pas. D’où la nécessité d’attaquer le mal à la racine. Mais le pouvoir de Félix Tshisekedi a-t-il les moyens de mettre un terme à la crise sécuritaire qui sévit dans la partie orientale du pays ? Rien n’est moins sûr. En effet, si le M23 a conquis des localités emblématiques telles que Goma et Bukavu, sans coup férir, c’est parce que les Forces armées congolaises (FARDC) ne semblent pas faire le poids face aux rebelles. Et si le pouvoir de Kinshasa n’avait pas perdu le contrôle de cette partie de son territoire, les viols n’y seraient pas légion. Les victimes sont d’autant plus à plaindre qu’elles n’ont presque personne à qui s’adresser ne serait-ce que pour bénéficier d’un soulagement moral. En fait, en Afrique et même ailleurs, on le sait, le viol est un sujet tabou.

Le viol est déjà un crime ; le commettre sur des mineurs, est le comble de l’ignominie

Tant et si bien que les victimes ont généralement du mal à en parler, a fortiori porter plainte en vue d’obtenir justice et réparation. D’ailleurs, pour ce cas précis, auprès de qui ces milliers de victimes pourraient-elles porter plainte étant donné que les bourreaux ont mis la zone sous coupe réglée ? C’est, du reste, pourquoi il faut encourager l’UNICEF à aller au-delà de la simple dénonciation. Car, il en faut bien plus pour inquiéter les violeurs. Le viol est déjà un crime ; le commettre sur des mineurs, est le comble de l’ignominie. Car, comme on le dit, les enfants constituent l’avenir d’une nation. Ils ont donc besoin de protection. Et ce combat doit être mené par l’ensemble de la communauté internationale. Car, on ne peut compter, dans ces moments précis, sur la RDC, ce géant au pied d’argile, pour gagner la lutte contre les viols. En tout cas, le rapport glaçant de l’UNICEF montre l’urgence qu’il y a à prendre des mesures idoines ce d’autant qu’il intervient dans un contexte où les combats ont repris entre les rebelles du M23 et les FARDC. Signe que ce n’est pas demain la veille qu’on verra le bout du tunnel. Il faut même craindre que la reprise des combats ne vienne aggraver la situation déjà préoccupante des enfants dans l’Est de la RDC. C’est en cela qu’il faut encourager les différentes initiatives en cours en vue d’un retour rapide de la paix.

Dabadi ZOUMBARA




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