La Côte d'Ivoire qui était le pays invité de la précédente édition ne voulait pas être en reste. Le Salon du Livre africain a marqué une forte présence d'auteurs et d'éditeurs ivoiriens.
Avec des écrivains, éditeurs et acteurs culturels venus partager leur vision et promouvoir leurs ouvrages, la forte présence de la Côte d’Ivoire a été remarquée. Les stands dédiés à la Côte d’Ivoire ont attiré un public curieux et engagé, confirmant l’intérêt grandissant pour la littérature ivoirienne. Leur détermination, leur abnégation à faire connaître et diffuser la littérature ivoirienne est à saluer. D’autant plus que la grande majorité de ces participants, à l’exception de deux, a financé leur venue et leur séjour sur fonds personnels ou avec l’aide de l’éditeur.
On a noté la participation de la Fondation Félix Houphouët-Boigny, avec la présence de son Secrétaire général, l’éminent Professeur Jean- Noël Loucou, Gad Editions qui a été pris d’assaut le samedi après-midi, avec l’impressionnante séance de dédicaces (300 exemplaires) de Charles Blé Goudé pour son recueil de proverbes « Mon grand-père m’a dit », les Editions Eburnie, Barrow, Massaya, Calebasse, les Classiques Ivoiriens, Mouna, Nimba, etc.
Côté auteurs, le salon a compté avec Véronique Tadjo, Fatou Kéita, Etty Macaire, Mahoua Bakayoko, Jean-Baptiste Akrou, Isabelle Kassi Fofana, Anzata Ouattara qui a véritablement marqué le coup, Fatou Diomandé, Zacharie Acafou, Marie-Hélène Amangoua Drujon... Le ministère de la Culture et de la Francophonie était représenté par Mme Gisèle Chatelain, la directrice de l’Industrie du Livre et de la promotion de la lecture.
En termes de ventes, des dires des auteurs et des éditeurs, la moisson fut multidimensionnelle et fructueuse. Tant mieux !
Le Salon vu par ...
Ange N'Dakpri (Commissaire général du Sila)
Ange N'Dakpri (Commissaire général du Sila): « Cette 4e édition a été un succès tant en termes de mobilisation des masses que de médiatisation. Vraisemblablement, les exposants ont pu également réaliser de bonnes affaires. Ce Salon à l'instar de toutes les autres manifestations littéraires organisées depuis le continent africain s'inscrit dans un processus de réhabilitation et de restauration des littératures africaines. Tout comme le Salon International d’Abidjan (Sila).
Mahoua S. Bakayoko (Editions Barrow, écrivaine)« Un événement qui écrit, au fil des ans, toutes ses lettres de noblesse dans le paysage du livre dans l’hexagone. De belles et grandes découvertes, des rencontres inoubliables, des livres, des pépites ramenées dans le panier. Ce salon est véritablement un espace d’expression pour les auteurs du continent africain à travers tous ses panels et autres échanges. Le succès du salon avec une grosse fréquentation, interpelle les organisateurs à trouver un espace plus grand ».
Anzata Ouattara (Editions Mouna) : « Cette quatrième édition du Salon du Livre africain a été un véritable succès. C'était ma première participation, et j'avoue avoir sous-estimé l'engouement autour de cet événement, que je découvrais. Ces trois jours ont été particulièrement intenses, tant en termes d'affluence que de ventes de nos ouvrages. J'ai également pris part à une table-ronde sur le livre audio, un moment riche en échanges et en réflexions ».
Mme Famié Christelle
Fossou, directrice commerciale des Éditions Eburnie (en vert) et son auteure Suzanne Kouamé, lauréate du Prix spécial du Beau Livre
Famié Christelle Épouse Fossou (Directrice commerciale Editions Eburnie) : Ce Salon a été une expérience enrichissante et pleine d’enseignements pour nous en tant qu’exposants. Cet événement, qui s’affirme d’année en année comme une vitrine incontournable pour la littérature africaine, nous a permis de mettre en avant nos ouvrages et d’échanger avec un public diversifié, passionné par la culture et l’édition africaines. Nous, Éditions Eburnie, avons particulièrement apprécié l’intérêt du public pour nos ouvrages et la diversité des profils rencontrés : lecteurs curieux, professionnels du livre, auteurs et chercheurs ».
Fatou Diomandé (au second plan) avec une lectrice au Salon de Paris.
Fatou Diomandé (Directrice associée des Editions Calebasse, écrivaine): « Mon expérience personnelle à ce Salon a été enrichissante, tout comme les précédents auxquels j’ai aussi participé en tant qu’auteure et éditrice. Le stand des Éditions Calebasse n’a pas désempli. Nous avons fait de très belles rencontres et de fructueux échanges ».
Une correspondance de Maï Coulibaly