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Au Tribunal. Il souille la plantation et blesse la propriétaire

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Joël, âgé de 47 ans, coiffeur de son état, réside dans la ville de Grand Bassam. Le 13 février 2025, il a comparu devant le Tribunal correctionnel, pour blessures et voies de fait sur la personne de dame Adjoua. Ces blessures ont provoqué une Incapacité temporaire de travail (ITT) de 25 jours.

La gravité des faits reprochés à Joël devrait l’amener à faire profil bas et à implorer la clémence du Tribunal. Ce ne fut pas le cas, le jour du procès. Que reproche-t-on au sieur Joël ? Un vendredi soir de l’année 2024, au moment où il rentrait à la maison, après une journée de labeur, Joël sent que son ventre est sur le point de « couler ». Pour éviter de se salir, il cherche et trouve rapidement un endroit pour se soulager. Malheureusement, l’endroit qu’il choisit n’est pas la bonne : une modeste plantation de bananes et de manioc.

Au moment où il se mettait à l’aise, apparaît une dame, la propriétaire de ladite plantation. Dame Adjoua interpelle Joël en ces termes : « Hé, Monsieur, vous êtes en train de faire quoi ?

— Je suis en train de déféquer, répond Joel

— Vous ne devez pas faire ça ici. C’est ma plantation.

Les échanges entre les deux adversaires vont dégénérer très rapidement. Sommé par la dame, de ramasser ce qu’il venait de déposer, Joël va s’illustrer de la plus triste manière : très en colère, il ramasse ses excréments et les jette sur la dame. S’ensuivra une bagarre, au terme de laquelle dame Adjoua s’en sort avec des blessures graves. Blessures provoquées par des tessons de bouteilles. Gravement atteinte, elle sera transportée d’urgence à l’hôpital de Grand Bassam, pour des soins appropriés.

Sur plainte de dame Adjoua, Joël est appréhendé par la gendarmerie, interrogé avant d’être mis sous mandat de dépôt à la prison civile de Grand Bassam.

A la barre du Tribunal, ce 13 février 2025, Joël n'a manifesté ni compassion ni regrets à l’endroit de la victime. Il s’est contenté de dire qu’il reconnaît les faits qui lui sont reprochés.

Le Procureur au prévenu : Tu es difficile à pardonner. En dépit de la gravité des faits, tu cherches à te justifier, là où tu devrais faire amende honorable pour obtenir la clémence du Tribunal. C’est vrai, dans cette vie on peut tout pardonner. Encore faut-il mériter le pardon. Ce que tu ne sembles pas comprendre. C’est vraiment dommage. Tu ne mérites pas moins de trois ans de prison.

Après en avoir délibéré, le Tribunal a condamné Joël à 18 mois d’emprisonnement ferme, à 100 000 francs d’amende et à 600 000 francs de dommages et intérêts pour la victime.

Une chronique de Mory-Frey Touré


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