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Diaspora

Kibarou . On s’amuse à se faire peur

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Progressivement, la Côte d’Ivoire avance vers cette échéance électorale très attendue de ses filles et de ses fils Pour l’heure, les uns et les autres s’amusent à se faire peur sur les plates formes et réseaux sociaux, quant à ce qui adviendrait, au cas où cette présidentielle n’était pas organisée tel qu’ils le voudraient. Et cela, comme s’il y avait des schémas multiformes d’organisation, en dehors de celle prévue par les textes légaux régissant la tenue de l’ élection présidentielle dans ce pays. Pourtant, nul ne peut prétendre ignorer les conditionnalités requises, pour être candidat. D’où vient alors cette propension toujours aussi exacerbée de prévoir avec un certain euphémisme bien souvent mal contenu le pire, si les choses devraient se passer autrement. C’est à dire, si certaines candidatures venaient à se retrouver sur la touche ? En réalité il n’en résultera rien de véritablement chaotique. Tant il est vrai que les pratiques portant sur la manipulation des consciences, auront beaucoup de mal à passer cette fois. C’est qu’aucune intelligence ivoirienne digne de ce nom, n’est à nouveau prête à se laisser aller à ces instrumentalisations criminelles, dont notre histoire politique nationale récente, est assez suffisamment chargées des conséquences destructrices.

Quinze ans après la douloureuse parenthèse de l’année 2010,la Côte d’Ivoire a créé la surprise sous la gouvernance du Président Ouattara , en abordant une nouvelle trajectoire, qui a valeur de renaissance aux yeux du monde entier. Bel exemple de reconstruction nationale étonnamment réussie, aussi bien par rapport au temps mis pour y arriver, que pour la qualité des exploits économiques et sociaux réalisés, comparativement à l’ampleur des désastres causés. Ce sont là des acquis, facteurs de fierté nationale, qu’aucun Ivoirien ne peut prétendre ignorer ou encore moins rejeter. Et dont nous devons plutôt œuvrer à la consolidation, à l’enrichissement, par l’entremise d’une présidentielle dépourvue de tous relents bellicistes. Où la passion effrénée d’accéder au pouvoir, fait bien souvent perdre à certains prétendants, tout équilibre moral.

Les populations ivoiriennes, désormais fort bien instruites des implications désastreuses de tels comportements, ont pour la plupart en tout cas, résolument changé de posture politique. Privilégiant plus que jamais le choix de leaders aux références avérées et convaincantes. Seuls les programmes devront alors librement guider les choix. Et non le forcing des discours haineux et diviseurs .

Moussa Ben Touré


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