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Politique

Enrôlement sur la liste électorale ivoirienne: « On ne peut pas repousser le délai de façon éternelle »

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L’opération de l’enrôlement pour la révision de la liste électorale 2024 a pris fin depuis le 17 novembre 2024. Mais des partis politiques notamment de l’opposition réclament le prolongement de cette opération afin que leurs militants puissent s’inscrire sur la liste, l’objectif des 4,5 millions de nouveaux inscrits visé par la Commission électorale indépendante (CEI), n’ayant pas été atteint. Interrogé sur cette réaction des dirigeants des partis politiques lors de son point de presse, après la réunion du Conseil des ministres du 20 novembre 2024, le porte-parole du gouvernement Amadou Coulibaly a expliqué que cela n’est pas nouveau en Côte d’Ivoire. Le délai de l’enrôlement ne doit donc pas être repoussé éternellement.

« Déjà je voudrais signaler que ce n’est pas la première fois que nous n’atteignions pas les objectifs que la Commission électorale indépendante (CEI) se fixe en terme d’inscription de primo votant. Ce n’est donc pas quelque chose de nouveau. Je ne voudrais donc pas qu’on en fasse quelque chose de particulier », a fait savoir le porte-parole du gouvernement. Il a expliqué que les évaluations des nouveaux votants se font de façon approximative à partir du taux de croissance de la population. On imagine le nombre de personnes qui devraient avoir l’âge de voter. « Ce qu’il faut savoir c’est que l’inscription sur la liste électorale est libre dans notre pays. Autant le vote est libre. C’est pour cela qu’on encourage les partis politiques à mobiliser leurs adhérents à aller se faire inscrire », a-t-il poursuivi.

Il s’est par ailleurs réjoui que cette année, les choses se soient bien passées. « Parce que ce à quoi nous étions habitués dans ce pays c’était le boycott systématique. Les gens refusaient de rentrer dans le processus », a fait remarquer le ministre Amadou Coulibaly. Il a donc tenu à saluer la maturité des acteurs politiques du fait qu’ils se soient tous inscrits dans le processus.

Le problème est ailleurs

« Les fois passées, c’est vrai qu’on n’atteignait pas les objectifs. Comme il y en avait qui boycottaient, on pouvait imaginer que c’était très certainement leurs partisans qui étaient les plus nombreux. Aujourd’hui, tout le monde est rentré dans le processus et nous n’avons toujours pas atteint les objectifs que la CEI s’est fixés », s’est étonné le porte-parole du gouvernement. Pour lui, le problème est certainement ailleurs. Il a donc fait des suggestions. « Il faut peut-être encourager davantage nos jeunes à aller se faire inscrire sur la liste électorale », a proposé le ministre. Pour lui, la solution n’est pas de prolonger éternellement le délai de l’enrôlement. Car, il y a les délais constitutionnels pour l’organisation des élections. « On ne peut pas repousser le délai de façon éternelle de cette première partie du processus, qui peut impacter les autres parties. Parce que nous allons entrer très bientôt dans la phase du contentieux », a-t-il indiqué.

Il y a également la phase de la publication de la liste électorale qui va se faire à un certain moment avant l’organisation des élections. Ce processus ne doit pas être perturbé. « La CEI a callé des dates en tenant compte de l’organisation des élections présidentielles. Dans notre pays l’élection présidentielle est la seule élection dont tout le monde connait la date. C’est le dernier samedi du mois d’octobre. Il appartient à chacun de se préparer », a soutenu le ministre Amadou Coulibaly pour terminer.

Diomandé Karamoko



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