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Politique

Côte d’Ivoire. Élections 2025 : Faut-il chasser les partis politiques de la CEI ?

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La Commission électorale indépendante (CEI) fait l’objet de critiques, ces dernières années, de la part de certains partis politiques notamment ceux de l’opposition, l’accusant de ne plus être à même de répondre aux critères d’impartialité exigés pour mieux organiser les élections. Aussi, cette CEI, présidée par Ibrahim Coulibaly Kuibiert depuis 2019, ne reflèterait plus la réalité actuelle. Au cours de la rencontre du 2 octobre 2024 entre la CEI et les représentants des différentes parties prenantes, des organisations de la société civile ont estimé que l’institution chargée d’organiser les élections en Côte d’Ivoire ne doit pas être composée de partis politiques, car « l’on ne peut être arbitre et joueur à la fois au cours d’un même jeu ».

En effet, l’élection en Côte d’Ivoire était l’affaire du ministère de l’intérieur qui désignait les agents chargés de mener l’opération sur l’étendue du territoire national et à l’extérieur. Depuis 2001, l’organisation des élections en Côte d’Ivoire est confiée à une structure indépendante, la Commission électorale indépendante (CEI) créée conformément à l’article 32 de la constitution du 1er août 2000.

Méfiance des partis politiques

Cette structure est essentiellement composée de représentants des partis politiques. Mais les différentes crises nées de l’organisation des différentes élections en Côte d’Ivoire ont fini par mettre à nu la méfiance des partis politiques vis-à-vis de la structure dont eux-mêmes sont les membres. Les résultats sont toujours contestés comme l’on a pu le constater lors des élections présidentielles de 2010 et des récentes élections municipales et régionales de 2023. Des élections ont dû être reprises dans 10 circonscriptions du fait des irrégularités constatées et des crises qui en ont résulté. Il s’agit des communes de San pedro, Oumé Tiassalé, Gohitafla, Ferkéssédougou, Koumbala, Dabakal,Kouibly et Sarhala et de la région du Guemon.

La réflexion mérite d’être menée sur la restructuration et le fonctionnement de la CEI à l’approche des échéances électorales de 2025, afin que les parties prenantes s’accordent sur une CEI véritablement consensuelle pour éviter d’autres crises. « Tous les commissaires centraux et l’actuelle commission électorale indépendante sont des Ivoiriens responsables et engagés à travailler pour une gouvernance électorale digne de ce grand pays qu’est la Côte d’Ivoire. Ma conviction est que tout politique devrait se garder de vilipender les institutions et recourir en cas d’incompréhensions aux organes de régulation et de jugement appropriés. La compétition électorale est certes toujours passionnée. Mais nous devrons tous œuvrer à l’apaisement », a exhorté pour sa part le Président de la CEI, Ibrahim Kuibert Coulibaly.

Diomandé Karamoko


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