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Kibarou

Kibarou. La nouvelle casse, ce contraste d’Abobo

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La plupart des derniers résistants vendeurs de pièces automobiles d’occasion exerçant au quartier Anador d’Abobo, ont à ce jour plié bagage à destination de la nouvelle casse de N’Dotré. On a encore le souvenir des échauffourées qui ont émaillé le délogement forcé de ces vendeurs, ne voulant pas du tout quitter Anador. Nous avons été nombreux à nous offusquer de leur attitude, d’autant plus que ce changement de cadre initié par la mairie, vise le noble objectif d’assainir l’entrée de ce quartier, qui était devenue franchement insalubre et repoussante, du fait de leur présence. C’est que, évoluer en un lieu propre et avenant, n’a souvent pas été le fort de cette autre corporation, faisant pourtant l’objet de forte sollicitation au quotidien.

Pour autant, si leur déménagement a été fortement apprécié de tous, sinon de la plupart des habitants d’Abobo, il s’avère que cela ne participe pas tant que ça, aux efforts d’assainissement public globalement déployés ici et là par la mairie, afin de conférer une image des plus avenantes à la commune d’Abobo. En fait, l’on n’ignore pas que les espaces publics et autres endroits à usage collectif dans cette commune, n’ont pas souvent été des modèles en matière d’assainissement. Ils ont plutôt contribué à présenter Abobo dans la perception de nombre d’Abidjanais, comme une grande agglomération urbaine mal famée. Et le site qui accueille en ce moment ces vendeurs de pièces automobiles d’occasion, n’est guère différent de ces lieux dévalorisants. On aurait dit qu’en voulant assainir l’entrée du quartier Anador, on se retrouve à créer un autre espace insalubre, cette fois à N’Dotré. C’est qu’en dehors de la délimitation de cet espace pour le dédier à la nouvelle casse, aucune organisation efficiente de son occupation n’a été menée. Aucun schéma d’assainissement viable, doté d’équipements conséquents n’y a été aménagé. Point de revêtement du sol non plus. A défaut de bitumer les voies d’accès et de déplacement faute de moyens appropriés dont ne disposerait pas les caisses de la mairie, n’aurait-on pas pu au moins poser des pavés qui reviennent moins chers que le bitume ?

Pour tout dire, l’état de cette casse dite nouvelle, contraste fortement avec le programme de modernisation marqué surtout par la construction de grandes infrastructures routières et autres, en cours d’exécution dans cette grande commune du district d’Abidjan. Si cette casse devait demeurer dans la situation qui est la sienne actuellement, elle serait assurément la fausse note, le point noir des plus déplorables de ce vaste processus de renouveau que vit Abobo.

Moussa Ben Touré








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