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Kibarou

Kibarou. L’expertise ivoirienne de plus en plus sollicitée sur le continent

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La Côte d’Ivoire ne peut pour l’heure se targuer de figurer au nombre des pays développés. Même si elle peut se vanter d’être de plus en plus bien positionnée sur la trajectoire conduisant à une émergence économique prometteuse, susceptible de la propulser un jour dans le cercle de ces pays, il convient de reconnaitre que le parcours reste long et surtout périlleux. Pour autant, avec le niveau actuel de son développement, la Côte d’Ivoire est un pays qui compte bien sur l’échiquier africain. Et cela, pour avoir développé et maitrisé de l’expertise dans bien de domaines clés, ce qui lui vaut de multiples sollicitations de la part de ces pairs. Le Gabon, le Libéria, la Guinée, la Guinée Bissau, le Burkina Faso et récemment l’Angola, pour ne citer que ces pays, se sont bien inspirés de l’expertise ivoirienne. Cela, aussi bien en matière de gouvernance tous azimuts, que dans les domaines majeurs et déterminants de l’agriculture, de la santé, de l’éducation etc.

L’expérience emmagasinée dans le secteur de la production agricole qui constitue la base des économies africaines, a façonné à l’échelle nationale ivoirienne, une expertise indiscutable. En effet, l’on se rappelle encore les premiers grands programmes agricoles initiés au cours des années 1960 – 1970-1980, par le Président Félix Houphouët Boigny pour la promotion de la culture du cacao, du café, du palmier à huile, du coton et de l’hévéa notamment. Les différentes stratégies et moyens préconisés pour l’exécution desdits programmes, les hommes et les femmes formés dans ce contexte, ainsi que les structures d’encadrement et de recherche créées, représentent à ce jour une masse critique de compétences appréciées à travers tout le continent. Et plus intéressants encore à ce niveau, sont les exploits scientifiques du Centre National de Recherche Agronomique (CNRA), qui lui valent d’assister plusieurs pays tel que le Gabon, ayant engagé depuis quelques années une politique de développement de la caféiculture. L’expertise multidimensionnelle avérée de la Côte d’Ivoire en matière d’agriculture est aussi sollicitée par le Libéria, la Guinée Bissau et plus récemment l’Angola, qui a du reste scellé avec les gouvernants ivoiriens 14 accords de coopération portant sur des domaines où, l’expertise ivoirienne est largement prouvée et surtout exportable.

La réalité et l’importance de cette expertise sont aussi établies dans nombre d’autres secteurs, dont le Bureau National d’Etudes Techniques et de Développement (BNETD) est l’incarnation. Structure étatique au savoir -faire multiple, le BNETD opère dans seize pays africains où son expertise sert dans les secteurs de la construction des routes, des ponts, du bâtiment, de l’environnement, de l’agriculture et du développement rural, de l’économie etc.

Il y a aussi des modèles économiques expérimentés dans la gestion de différentes entités socioéconomiques, comme l’organisation du régime des retraites par la Caisse Nationale de Prévoyance sociale (CNPS). Première institution de prévoyance sociale à obtenir la notation financière triple A, elle n’arrête pas de séduire les pays de l’Union Economique Monétaire Ouest Africain (UEMOA), qui se sont engagés à restructurer leur système de prévoyance sociale sur le modèle de la CNPS .

Les méthodes initiées pour vaincre les déserts médicaux à travers le pays, notamment au niveau de la mobilisation des ressources financières, ne laissent pas indifférents non plus. Idem pour la programmation des projets de construction des infrastructures, la définition des critères de choix des entreprises à engager pour les travaux, de même que les moyens de contrôle de l’exécution des travaux arborant un caractère surtout rigoureux. Par ailleurs, la Côte d’Ivoire fait de plus en plus figure de laboratoire d’expérimentation réussie du partenariat public-privé, au niveau des pays composant la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).

Présenter l’intérêt voué de l’extérieur à ces différents acquis comme des références valorisantes, ne devrait pas être perçu telle l’expression d’un manque de modestie, d’humilité. Mais tout simplement comme la mise en exergue d’une valeur nationale construite par les uns et les autres, à laquelle l’Ivoirien ne fait malheureusement pas toujours attention, sinon insuffisamment. Pourtant, c’est bien le contraire qui devrait se produire afin de constituer une raison de fierté nationale. Et surtout un stimulant à aiguillonner les générations continuatrices de l’œuvre de développement, à faire en sorte que cette autre flamme ne s’éteigne point.

Moussa Ben Touré


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