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Politique

Débat Trump – Biden : absences de Joe Biden, insultes mutuelles, Ukraine…

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Le débat télé entre Donald Trump et Joe Biden, les deux principaux candidats à l’élection présidentielle américaine du 5 novembre, a relancé les doutes sur l’actuel Président, qui est apparu faible et confus.

Souvent hésitant, parfois inaudible et même absent à certains moments : Joe Biden a totalement raté le débat qui l’opposait à Donald Trump, la nuit dernière sur la chaîne de télé CNN, accréditant les critiques sur son âge (81 ans). Au point que de nombreux analystes, toute la nuit sur les plateaux télé américains, ont relancé l’idée d’une autre candidature pour le parti démocrate. Les points marquants de cette heure et demie d’échanges.

Les absences de Joe Biden

Dès le début, Joe Biden est apparu faible, peinant à se débarrasser d’un chat dans la gorge que ses conseillers ont justifié par un rhume contracté ces derniers jours. Puis le Président américain s’est littéralement pris les pieds dans le tapis dès la deuxième question, en peinant à terminer son intervention sur la dette et les dépenses sociales. À plusieurs reprises ensuite, il est apparu confus, hésitant, confondant millionnaires et milliardaires, et le bégaiement dont il avait réussi à se débarrasser il y a plusieurs décennies est même réapparu.


Donald Trump en a évidemment profité : "Je n’ai pas compris ce qu’il a dit à la fin de sa phrase et je pense que lui non plus ne sait pas vraiment ce qu’il a dit", a-t-il par exemple souligné après une réponse sur l’immigration. Puis un peu plus tard : "Il ne peut pas se représenter, tout le monde le
sait, on ne devrait même pas avoir de débat. […] Il n’a jamais passé de test cognitif, j’aimerais qu’il en passe un, même le plus simple, et je suis sûr qu’il échouerait".

Davantage qu’une simple impression de fatigue, c’est même un esprit un peu confus et une incapacité, bien souvent, à mettre en avant son bilan et son programme de manière claire qui a inquiété y compris dans les rangs démocrates. Au point que certains demandent à nouveau que Biden se retire de la course. "C’est difficile de défendre l’idée que Biden devrait être notre candidat", a ainsi confié un responsable du parti à CNN.


Les attaques frontales de Biden

Au milieu de ses hésitations, Joe Biden s’en est pris à plusieurs reprises frontalement à son adversaire. « Tu es un blaireau et un perdant » ("a sucker and a looser"), a jeté Biden à la figure de Trump, en référence à des propos que Donald Trump aurait tenus au sujet des soldats morts au combat.


Un peu plus tard, l’actuel président a accusé son prédécesseur d’avoir "la moralité d’un chat de gouttière", après "avoir été condamné pour avoir eu des relations sexuelles avec une actrice porno alors que votre femme était enceinte". "Je n’ai pas eu de relation sexuelle avec une actrice porno", lui a rétorqué Trump… Joe Biden a aussi profité de l’occasion pour rappeler la récente condamnation de l’ancien homme d’affaires : "Le seul criminel condamné que je vois est en face de moi".


Des comparaisons de cour d’école

Inutile de dire que la démocratie la plus puissante au monde n’a pas montré son meilleur visage. Par moments, surtout vers le fin du débat, les échanges ont ressemblé à une bataille de cour d’école. En se déchirant notamment sur qui a le meilleur handicap au golf. "Il ne pourrait pas frapper au-delà de 50 yards (45 mètres)", a plaisanté Trump, avant que Biden ne parle du… poids de son adversaire. "Je serais heureux de me mesurer à toi au golf si tu es capable de porter ton propre sac", lui a aussi répondu Biden. À un autre moment, les deux opposants se sont mutuellement accusés d’être le pire président de l’histoire du pays. "Il dit cela parce que je l’ai dit avant lui", a voulu faire remarquer Donald Trump.


Avortement : profil bas de Trump, Biden veut se battre

La question de l’avortement était attendue depuis que la Cour Suprême a cassé l’arrêt Roe vs Wade qui protégeait ce droit sur l’ensemble des États-Unis. Désormais, c’est à chaque État que revient le choix d’autoriser au non l’avortement sur son territoire. Et c’est justement la position qu’a voulu défendre Donald Trump, sans que les échanges n’approfondissent les implications que cela suggère pour les Américaines. Joe Biden, lui, a promis de faire en sorte que le droit à l’avortement soit à nouveau reconnu partout aux États-Unis. Donald Trump a par ailleurs admis qu’il était contre l’interdiction des pilules abortives. Mais a suscité l’incompréhension lorsqu’il a affirmé, à deux reprises, que les Démocrates voulaient autoriser l’avortement… "Après 8, 9 mois et même après la naissance".

La bataille sur l’immigration

Donald Trump a réitéré ses affirmations selon lesquelles les migrants seraient pour beaucoup de dangereux criminels. "Je ne les appelle plus les crimes de migrants mais les crimes de migrants de Biden", a appuyé l’ancien Président, avant d’insister sur la décadence des États-Unis selon lui. "Nous ne sommes plus un pays civilisé, a-t-il dit. Joe, notre pays est en train d’être détruit. S’il gagne cette élection, nous n’aurons tout simplement plus de pays".

Trump refuse de reconnaître les résultats

La présentatrice Dana Bash a dû s’y reprendre à deux reprises : "Reconnaitrez-vous les résultats de l’élection, quel que soit le résultat ?" "Absolument, si nous avons des élections libres et justes", lui a répondu l’ancien président, juste poursuivi au pénal pour avoir essayé de renverser les résultats en 2020 et d’avoir encouragé ses partisans à envahir le Capitole le jour de la certification du vote, le 6 janvier 2021. "Tu es un pleurnicheur, tu es incapable d’accepter une défaite", a rétorqué Biden.


Les guerres en Ukraine et Israël-Hamas

Donald Trump a continué d’affirmer qu’il réglerait la guerre en Ukraine avant même son entrée en fonction, sans dire comment. "Poutine est un criminel de guerre, et vous pensez qu’il va s’arrêter ?", a interrogé Joe Biden. Sur Gaza, l’actuel Président a défendu l’idée d’un cessez-le-feu. Ce qui a déclenché le sarcasme de Donald Trump : "Il devient comme un Palestinien, mais un mauvais, un Palestinien faible".

De manière générale, pas ou très peu d’échanges d’idées durant l’heure et demie, et les programmes n’ont été qu’à peine évoqués.




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