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Politique

Sénégal.Juan Branco veut brûler notre pays, ne le laissons pas faire.

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Où se trouve donc, la souveraineté nationale du Sénégal que le nouveau régime chante sur tous les toits du monde ? Comment, dès lors, Juan Branco, un étranger de surcroit avec plusieurs nationalités, peut-il se conduire de la sorte dans un État souverain, comme s’il était dans un territoire conquis de haute lutte ? Mais, le comportement irrévérencieux de Juan Branco montre que, ce dernier n’a aucun respect pour notre pays et ses autorités tant pour celles du régime déchu, qu’il avait ridiculisé par le fait d’être entré frauduleusement au Sénégal à leur insu, mais aussi celles actuelles. Oui, car dans une République consacrée qui se respecte et digne de ce nom, Juan Branco n’aurait jamais osé se comporter de la sorte.

Mais le plus grave, c’est la considération et le statut spécial que, les nouvelles autorités, précisément Ousmane Sonko, lui ont accordé, sans raison. En effet, Juan Branco est considéré par les nouvelles autorités, avant même qu’elles n’accèdent au pouvoir, comme une éminence grise et leur maître à penser qui peut tout se permettre dans notre pays. C’est qu’il leur dicte tout ce qu’il pense, même bêtement. Malheureusement, Juan les mène par le bout du nez et, ces dernières, docilement, l’obéissent à l’œil et au doigt, comme des esclaves qui se soumettent à leur maître. Malgré pourtant, leur phraséologie révolutionnaire et slogan qui prônent : la souveraineté, panafricanisme « de gauche » l’anti-impérialisme et surtout, « le France Dégage, et l’insoumission, à aucune force ou puissance extérieure. Mais, bizarrement, voici Juan Branco, un simple individu ressortissant français, mais n'assumant aucune autorité de l’Etat français, qui balaie tout cela d’un revers de main, sans que personne du gouvernement ou Pastef ne pipe mot et moins encore n'élève une protestation.

Voilà pourquoi, Juan Branco, un prétendu homosexuel ou en tout cas, quelqu’un qui évolue dans le milieu gay, est monté sur ses grands chevaux et croit que le Sénégal lui appartient, comme un pays qu’il a conquis de haute lutte et recolonisé. Au passage, je vous signale que Jean-Luc Mélenchon n’a pas la même appréciation positive que vous sur Juan Banco, bien au contraire. Les deux amis de Sonko, c’est connu de tous, sont à couteaux tirés et, philosophiquement, irréconciliables. Mais, il est quand même évident que, Mélenchon ne boxe pas sur le ring que Juan Branco et à tout point de vue entre les deux, il n’y a pas photo.

Et, c’est pour cette raison qu’il a eu l’outrecuidance, par-dessus tout, d’oser prendre l’initiative de porter plainte, à son nom propre, contre l’ancien président de la République du Sénégal, Macky Sall, comme si ce dernier était un vulgaire individu. Alors, qu’en tant qu’avocat, il devrait savoir que, le président de la République, même après son mandat, bénéficie encore de la protection de la Constitution et des lois de la République en vigueur, comme cela est de coutume dans n’importe quel État de droit. Sauf, dans le cas de haute trahison qui est bien définie par la Constitution, le président ne peut être poursuivi des actes dans l'exercice de ses fonctions.

Mais, dans tout cela, où sont les dignes magistrats, gardiens de nos Institutions juridiques et habilités à exécuter les lois dans les règles de l'art ? pourquoi nos magistrats observent-ils stoïquement cet individu, en le laissant faire comme bon lui semble dans notre pays. Ce dernier prend ainsi cette affaire comme un challenge et trophée à gagner. À tous égards, l’attitude de cet avocat manipulateur, au bilan peu glorieux, la preuve, son renvoi par les gilets jaunes, est une honte qui dégrade et laisse perplexe tout le peuple sénégalais. Mais, le plus navrant, c’est le fait que, les institutions judiciaires du pays assistent aux actes de cet individu au Sénégal et le laissent faire à sa guise. Tout cela se passe dans notre pays, sans que les voix autorisées ne réagissent vigoureusement, pour mettre fin aux activités provocatrices de cet étranger « morpion » qui s’immisce dans nos affaires intérieures sans aucun droit. En d’autres temps et d’autres lieux, où notre dignité de Sénégalais était intacte et préservée, on lui aurait fait payer chèrement son culot, comme il se devrait. Mais, hélas ! Ce sont nos autorités qui le lui ont permis. Car, il n’oserait pas agir de la sorte dans ses pays d’origine. Fort heureusement, la justice française a bien réagi avec des arguments bétons qui le renvoient à ses cordes. Et, c’est bien cette attitude qui devait être celle de notre justice, mais, hélas ! au lieu de renvoyer paître cet avocat néocolonialiste, le pouvoir actuel lui a plutôt donné des ailes pour voler encore plus haut. C’est dommage ! mais, c’est en de pareils cas que la devise de notre armée : « On nous tue, mais on ne nous déshonore pas » doit s’appliquer, en tout temps et en tout lieu.

« La plainte déposée en France par l’avocat Juan Branco contre l’ancien président sénégalais Macky Sall et ses anciens collaborateurs pour crimes contre l’humanité a rencontré un obstacle majeur. »

« Selon des informations du journal Le Monde, une source judiciaire du Parquet national antiterroriste (PNAT) a confirmé que le doyen des juges d’instruction s’est déclaré incompétent en février 2024, estimant que les faits dénoncés ne correspondaient pas à la qualification de crimes contre l’humanité. Un appel a été déposé, mais la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris n’a pas encore rendu sa décision. »

Ce renvoi cinglant du Parquet français aurait dû lui suffire pour s’arrêter. Mais, comme les nouvelles autorités sénégalaises sont à son service et ses bons soins, il persiste et tient quand même une conférence de presse pour justifier son utilité. Mais toujours dans l’attente d’une réponse probablement, négative encore.

Alors que, même les juristes, les plus nuls, savent qu’en l’absence d’une commission d’enquête indépendante relative aux évènements tragiques de 2021 à 2024, aucun procès ne peut être intenté contre qui que ce soit. Et, la solution est tellement simple, si les autorités en place voulaient concrètement que, la vérité éclate au grand jour et que les parents des victimes sachent qui a fait quoi, la voie est toute tracée. Elles auraient pu, avec tous les moyens et toutes les cartes qu’elles disposent, diligenter l’enquête, si elle n’a pas été déjà faite, pour faire la lumière de cette affaire, une bonne fois pour toutes. Oui, au lieu de vouloir condamner des personnes sur la base de simples accusations fallacieuses, sans aucune base légale, c’est-à-dire une enquête préalable effectuée par une commission indépendante, suivie d’un procès équitable.

Oui, puisque parmi les accusateurs, l’enquête pourrait y révéler des coupables camouflés et protégés. Donc, si le pouvoir en place a la volonté de tirer cette affaire au clair et qu’il est sûr de son innocence, pourquoi craint-il une enquête indépendante suivie de procès en bonne et due forme ?

Dans ces propos de Juan qui suivent, l’on note clairement que, ce dernier fait une fuite en avant et cherche ainsi d’éviter, à tout prix, qu’une enquête indépendante et impartiale se fasse et un procès équitable se tient à la face du monde. Voilà pourquoi, il prend les devants dans sa conférence de presse, en mettant même en doute maintenant, la capacité de la CPI à statuer. Quel bougre !

D’autre part, il tente maladroitement, avec ses amis au pouvoir, d’induire en erreur les victimes et leurs familles, à le suivre dans son raisonnement biaisé, unijambiste et tendancieux. Alors, Juan Branco sentant, sûrement, une défaite prochaine inévitable, il incite donc, le pouvoir à la création d’une Cour spéciale bidon au Sénégal, en dehors de la Constitution et des lois en vigueur dans la République pour juger l’ancien président en catimini.

Pour nous, les anciens, qui savons bien ce que signifie un tribunal spécial et les graves dommages qu’il a causés, dans notre pays, à l’époque du Parti unique, de la pensée unique et donc de la dictature. Voilà pourquoi, nous devons être extrêmement vigilants aux prémices qui se dessinent devant nous et les transformations en cours dans le pays et notamment, au niveau de la justice avec ses fameuses Assises qui ne présagent pas d’aboutir à des conclusions pour plus de justice équitable et non moins pour tous les justiciables sans aucune discrimination.

Oui, Juan Branco est incontestablement, un ennemi juré de notre beau et cher pays. Par conséquent, les Sénégalais et leurs autorités judiciaires doivent être assez vigilants pour ne pas tomber dans le piège cousu de fil blanc de Juan Branco et aussi de ses manœuvres qui tendent à précipiter notre pays dans des difficultés inextricables.

En outre, pourquoi en dernier ressort, la loi d’amnistie n’est pas évoquée dans les débats au sein du pouvoir ? et bizarrement, Juan même n’en parle pas du tout.

Pourtant, si le pouvoir voulait voir la manifestation de la vérité sur ces évènements, il a toute la latitude d’abroger, comme il l’a fait avec certains décrets, la loi d’amnistie qui, en dernier ressort, n’a profité qu’au camp du pouvoir. Et, si le pouvoir est sûr de son innocence, qu’il abroge cette loi scélérate et injuste, pour remettre les pendules à l’heure et on repart de zéro.

« Lors d’une conférence de presse tenue à Dakar le jeudi 6 juin, Juan Branco a exprimé son scepticisme quant à la capacité de la Cour pénale internationale (CPI) à poursuivre les responsables de l’ancien régime sénégalais.(et pour quelle raison ?) Il a critiqué l’institution en la qualifiant de « sous influence », incité les Sénégalais à créer une « Cour spéciale » afin de juger eux-mêmes les actes de l’ancien régime. « C’est au Sénégal désormais que nous comptons demander, espérer et obtenir justice », a-t-il déclaré.

Juan Branco accuse Macky Sall et plusieurs hauts responsables sénégalais, dont le ministre de l’Intérieur Antoine Félix Diome, d’avoir orchestré une répression violente contre les opposants politiques et les manifestants. (Mais où sont les preuves ?) Ces répressions auraient entraîné la mort de 50 personnes et de nombreuses détentions arbitraires. Branco affirme également que le gouvernement sénégalais a commandé 104 tonnes d’armes, livrées à la présidence au second semestre de 2022. » (Les seules affirmations fantaisistes de Juan Branco, ne sont qu’un seul son de cloche donc, elles ne peuvent nullement suffire pour juger Macky Sall du délit qu’il a évoqué.)

Tout ce laïus, ci-dessus de Juan, n’est fait que pour endormir et manipuler les Sénégalais peu avertis afin qu’ils succombent à sa propagande et se détournent de l’essentiel des préoccupations de l’heure des Sénégalais.

Alors, je veux que l’on s’entende bien, j’adhère entièrement à ce que tous les justiciables sans exception, soient jugés équitablement et condamnés, s’ils sont coupables, mais sur la base de l’article Premier de notre Constitution, c’est-à-dire en parfaite égalité de tous devant la loi. Il faut également que, tous les rapports d’audits sans exception, de la Cour des comptes, l’Ofnac et l’IGE soient traités de façon équitable sans aucune discrimination et que, ceux qui sont coupables de délits avérés soient punis conformément à nos lois en vigueur. Autrement dit, il faut que l’exécutif laisse libre la Justice, faire son travail, en toute indépendance et sans aucune ingérence de l’exécutif. Ce qui permettra aux magistrats de dire le droit selon leur intime conviction.

S’agissant des impôts, il n’y a pas d’équivoque, tout revenu est assujetti au paiement d’un impôt, sauf ceux qui en sont dispensés par la loi. Donc, seules les modalités de paiement sont négociables. Mais, ce n’est pas, pour une équité sociale entre les citoyens, il faut mettre fin aux privilèges accordés à certains corps de fonctionnaires, à savoir les fonds communs et les caisses noires de tous bords, car tous ces privilèges traduisent une injustice et inégalité sociales qui ne reposent sur aucun fondement juridique.

Mais malheureusement, le discours musclé de Sonko qui n’est fait que de menaces sur tous les Sénégalais n’augure pas une justice indépendante et équitable. Ousmane Sonko fait délibérément une confusion de rôle ou fonction selon les circonstances, entre son poste de PM et celui du président de Parti. Et ses partisans y trouvent leur compte et adhèrent en le véhiculant et le disent à qui veut l’entendre : « vous allez souffrir.»

Ce discours est peu responsable. Mais Sonko oublie qu’il est porté au pouvoir pour soulager la souffrance des Sénégalais et non pour les faire souffrir. Mais de toutes les façons, l’avenir nous édifiera, car l’arrogance et l’irrespect envers son peuple n’ont jamais conduit à la réussite et au succès. Mais, la réalité du pouvoir est une épreuve incontournable qui donne une leçon de vie concrète et s’impose toujours aux hommes politiques arrogants et suffisants, arrivés au pouvoir par accident.

Il est tout évident aussi qu’un tel discours n’aille pas dans le sens d’une quête de justice indépendante, loin s’en faut. Il reflète même à tous égards, une dictature rampante qui ne dit pas son nom. Et son échange avec son Ministre de la Justice qui lui demande en tant que PM, la conduite à suivre sur le cas d’un de ses partisans, auteur d’insultes. Cette démarche dit tout déjà et, en est une preuve irréfutable dont tous les Sénégalais de bonne foi et le monde entier sont témoins.


Mandiaye Gaye





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