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Côte d'Ivoire. Peste porcine : des milliers de porcs abattus et 60 fermes détruites à Bouaflé

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Agents en protection mandatés pour l'abattage des porcs et la destruction des fermes.

C’est plus de soixante fermes détruites et plusieurs milliers de porcs qui ont été abattus à Bouaflé depuis la découverte de la Peste porcine africaine (PPA) le 8 mai 2024, dans cette localité du Centre-ouest de la Côte d’Ivoire. Nous nous sommes rendus dans la localité pour constater l’effectivité de cette opération qui s’inscrit dans le cadre de la lutte contre cette maladie mortelle qui touche les porcs et sangliers. En effet, les bêtes infectées sont localisées à Zagréfla, un village de Bouaflé. Suivant les instructions du ministère, un arrêté préfectoral a été signé pour circonscrire la zone d’infection sur un rayon de trois kilomètres et faire respecter les mesures de police sanitaire prescrites. Ces mesures nous ont été rappelées par le Lieutenant-colonel Silué Lacina, directeur régional du ministère des Ressources animales et halieutiques (Mirah) pour la Région de la Marahoué que nous avons rencontré. Elles consistent à « abattre tous les porcs, détruire les cadavres et matières fécales, désinfecter l’endroit, interdire le lieu d’accès et faire cesser toute activité relative à l’élevage de porcs », a-t-il fait savoir. Et d’ajouter : « Actuellement, tous les points de vente de la viande porcine sont fermés jusqu’à nouvel ordre. Si vous en voyez un, appelez-nous », nous a-t-il exhorté.

On se rend au marché pour observer. Sur aucune table, on ne voit ni une patte ni une tête de porc qu’on reconnaît facilement à cause de la blancheur des abats. On espérait au moins voir les commerçantes ou les lieux de vente. Hélas, on n’en saura pas plus, à cause de la réticence des gens du marché qui nous suspectent d’être un inspecteur ou un contrôleur du ministère.

Plus tard, par le biais d’un anonyme, on a pu joindre un éleveur du nom de B. D. pour recueillir un témoignage. « On était un peu réticents. Mais maintenant, on a compris. C’est nous mêmes qui appelons maintenant les agents du ministère pour qu’ils viennent faire l’abattage. Et tous ceux qui se cachaient pour faire sortir ou tuer leurs porcs et vendre, ils ont tous arrêté. C’est une perte financière pour nous. Mais nous avons eu l’assurance du ministre qu’on sera indemnisés. Donc, il n’y a pas de problèmes », déclare-t-il.

Selon les informations de la tutelle, la PPA est sans danger pour l’homme, mais sa présence dans une ferme peut tuer tout le cheptel porcin. Lorsqu’elle est découverte dans une zone, il faut attendre six mois pour la voir disparaître après le respect des mesures prescrites et l’analyse négative effectuée par le Laboratoire national d’Appui au Développement agricole (LANADA). D’ailleurs, c’est ce laboratoire qui, après analyse sur quelques porcs morts à Bouaflé et à Songon, dans la banlieue abidjanaise, a déterminé la présence de la PPA le 10 mai 2024. Rappelons que cette maladie est apparue en Côte d’Ivoire, pour la première fois, en 1995. Ensuite de 2015 à 2023, elle apparaît épisodiquement dans la filière porcine et entrave son développement.

Moussa I. koné




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