À 29 ans, Aristide Gbogou est une figure incontournable du judo en Côte d'Ivoire, arborant fièrement le titre de champion ivoirien chez les moins de 90 kg depuis 2018. " Pour cette saison, j’ai été médaillé d’or à la coupe fédérale de judo, qui a été la compétition d’ouverture de la saison ", confie-t-il avec une pointe de fierté, témoignant de son engagement constant dans sa discipline.
Son parcours dans le judo a commencé en 2014, l'année où il a obtenu son baccalauréat F7 en Biochimie au Lycée technique de Yopougon. C'est à cette époque qu'il a découvert ce sport au sein du centre de formation affilié au club militaire de la SOA (Société Omnisports de l'Armée). " Le judo est une vraie passion pour moi ", explique-t-il, soulignant l'impact significatif que cette discipline a eue sur sa vie.
Compétitions internationales
Poursuivant ses études jusqu’à être détenteur d’une licence en agroalimentaire, option production alimentaire, à l’Université tertiaire et technologie Loko de Koumassi, l’homme au teint d'ébène suit une route très différente de ce qui était prévu.
Ses performances lui valent de participations à des compétitions internationales : tournoi international de judo dans la ville de Ouagadougou (TIVOuag) en 2018. tournoi de lutte africaine de la CEDEAO (TOLAC). Aristide Gbogou fait montre aussi d’excellentes performances dans d'autres disciplines, comme : il a pris part au championnat d’Afrique au Maroc en 2023.
Mais le chemin vers le succès n'a pas été sans obstacles pour Aristide. En 2018, il a perdu sa mère, un épisode qui a profondément marqué sa vie et renforcé sa détermination à réussir dans le judo. " C’est pour la rendre deux fois plus fière que je me donne à fond ", confie-t-il, révélant la motivation profonde qui l'anime dans sa carrière sportive.
Ce deuil continue de peser lourdement sur le jeune homme baraqué de 1m 80. " À la mort de ma maman, c’était très difficile ; jusqu’aujourd’hui aussi ", avoue-t-il avec une émotion, révélatrice de la profondeur de son chagrin.
Le soutien de ses parents a toujours été précieux pour Aristide, même lorsque ses débuts dans le judo ont suscité des inquiétudes. " Au départ, mes parents étaient réticents, mais ils ne m’ont jamais laissé tomber ", partage-t-il, témoignant de la confiance et du soutien indéfectible de sa famille.
Malgré les défis personnels qu'il a dû affronter, Aristide reste déterminé à poursuivre ses objectifs dans le judo. Il s'entraîne quatre fois par semaine pour affiner ses compétences et maintenir son niveau de performance. Avec son engagement et sa persévérance, Aristide Gbogou continue de briller sur le tatami, inspirant ceux qui le connaissent et marquant l'histoire du judo ivoirien.
Jack Nathanaël Gilbert, étudiant en gestion des ressources minérales et ami d'Aristide depuis le lycée, témoigne : " Il est passionné dans tout ce qu'il entreprend. De plus, c’est un sportif de haut niveau, et c'est d'ailleurs lui mon modèle dans ce domaine. Il est intransigeant quand il s'agit de dépasser ses limites, ce qui fait de lui un excellent militaire. C'est d'ailleurs ce que j'admire le plus chez lui. Ce qui lui a valu le surnom de “la panthère noire ” et son titre de champion de Côte d'Ivoire en judo, bien qu'il pratique plusieurs autres disciplines."
Claude Eboulé
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Publié le :
3 mai 2024Par:
Lago Tape