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Politique

Côte d’Ivoire. Une mesure de grâce globalement bien appréciée (Micro-trottoir)

Publié le :

Awa Djabaté, journaliste : « leur libération peut engendrer une anxiété au sein de la population »

Le Président de la République a annoncé la libération, par mesure de grâce, de 51 personnes condamnées dans le cadre des crises post-électorales politiques. Parmi eux figurent des personnalités notables telles que le général Dogbo Blé Brunot, Gnatoa Katet Paulin, Kasse Kouamé Jean Baptiste et Koné Kamaraté Souleymane. Nous avons donné la parole à quelques habitants d’Abidjan, pour avoir leurs avis sur cette décision.

Doumbia Seydou, écrivain et bénévole : « un grand pas dans le processus de réconciliation»

« A mon avis, la libération des prisonniers politiques est un grand pas pour la Côte d'Ivoire dans son processus de réconciliation nationale. Elle permettra d'apaiser les tensions qui existaient entre les populations de bord politique différent. Quand on sait toutes les tensions qu'à connues le pays il y a une décennie de cela, on ne peut qu'être heureux de revoir les fils et filles de ce pays rentrer en famille auprès des leurs. Le fait de voir tout le monde ensemble, voir mon candidat serrer la main à l'autre candidat est une preuve que nous la population, n'avons pas à nous déchirer lorsque les dirigeants sont en de bons termes déjà ».

Koné Ama Khady, étudiante : « C'est surtout une stratégie pour le parti au pouvoir… »

« Je pense que c'est une bonne idée d’accorder la grâce présidentielle à des prisonniers politiques, car cela participe du processus de réconciliation nationale dont on parle depuis des années. C'est surtout une stratégie pour le parti au pouvoir. Nous sommes à la veille des élections présidentielles, je crois que c'est leur manière de dire au peuple, voilà nous voulons la paix, nous voulons ce qui est bon pour le peuple ivoirien croyez nous ».

Soumahoro Binta, stagiaire : « La réconciliation ne pouvait être complète sans la libération des prisonniers politiques »

« C'est une excellente décision car cela va aider à instaurer la paix. La réconciliation nationale ne pourrait être complète sans la libération des prisonniers politiques. Je pense que cela peut apporter du réconfort et de la paix dans le cœur des Ivoiriens, car la réconciliation nationale signifie avoir tout pardonné. En tant que leader politique, le Président de la République, doit promouvoir la paix plutôt que la haine ou maintenir des personnes en prison sans les libérer. Entre 2010 et 2024, imaginez le nombre d'années passées en prison par ces individus, alors que l'on parle de cohésion sociale et d'une Côte d'Ivoire unie. Cette décision arrive à un moment crucial pour les Ivoiriens ».


Koua Oi Koua Ferdinand, étudiant : « la preuve de notre progression vers une réconciliation authentique »

« Pour ma part la libération des prisonniers politiques est un acte qui scelle une fois de plus, notre quête de paix. Comme le soulignait notre premier Président, Félix Houphouët Boigny, "La paix n'est pas un vain mot, c'est un comportement". Ainsi, pour atteindre la paix, il faut agir de manière tangible, démontrant notre obsession pour cette harmonie. Cette libération témoigne de notre progression vers une réconciliation authentique, instaurant une paix solide et durable que tous, nous recherchons ».

Stanislas N’goran, interprète : « pour améliorer le climat de paix »

« La décision du Chef de l'État de libérer 51 condamnés de la crise passée, y compris les grands hommes tels que le Général Dogbo Blé, moi personnellement je ne suis pas contre cela. Et je pense qu’il a pris cette décision, afin d'améliorer le climat de paix, d'acceptation et de cohésion sociale en Côte d'Ivoire. Je crois vraiment que c'est un grand pas dans le processus de réconciliation de notre pays, qui a commencé depuis la fin des différentes crises que nous avons connues. Et même si d'autres personnes jugent cette action politique de déplacée, pour moi le passé est passé et il va falloir mener des actions qui encouragent l'acceptation des autres, malgré nos différences et prendre des initiatives qui nous éviteront de retomber dans nos erreurs politiques passées ».

Mariam Coulibaly, communicatrice : « bon pour tourner cette page noire de la crise post-électorale de 2010-2011 »

« Au regard du climat socio-politique actuel en Côte d'Ivoire, je crois que cette décision vient en appui au processus de réconciliation nationale et de consolidation de la paix. Après tout, le pays essaie tant bien que mal de tourner cette page noire de la crise post-électorale de 2010-2011. Et pour y parvenir, la prise en compte des revendications de l'opposition, dont des militants ont été mis aux arrêts en cette période, est nécessaire. Il est donc clair que la décision du Président de la République vise à préserver les acquis en termes de paix et de réconciliation ».

Awa Djabaté, journaliste : « leur libération peut engendrer une anxiété au sein de la population »

« Le sujet de la libération des prisonniers politiques en Côte d'Ivoire soulève des questions sur le système judiciaire, les droits de l'homme et la stabilité politique dans le pays. Car, qu'on le veuille ou non, ce sont des individus considérés comme étant hors-la-loi qui sont enfermés, et leur libération peut engendrer une anxiété au sein de la population qui a été affectée par ces individus. Toutefois, il est nécessaire de souligner que ces libérations, bien que controversées par certains, pourraient contribuer à la réconciliation durable dans le pays ».

De Lima Soro




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