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Can 2023/ « On ne vaut rien mais on a pris la coupe ! » (supporters des Eléphants champions d'Afrique)

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Le sacre de la Côte d'ivoire, à la CAN 2023 qui vient de se dérouler en terre ivoirienne, a suscité une immense joie parmi les populations. Cette victoire a déclenché des célébrations spontanées, un sentiment d'unité et de fierté nationale.

Dans les rues de la grande commune d’Abobo, à Abidjan, c'était la liesse populaire ce dimanche 11 février 2024, après le coup de sifflet final de l'arbitre central du match Nigéria - Côte d'Ivoire au stade d'Ebimpé. Comme si elles s'y étaient données rendez-vous, des personnes se sont, par milliers, retrouvées dans les rues, les transformant pour l'occasion en un véritable cadre carnavalesque. Juste pour exprimer leur joie et leur soutien à l'équipe nationale.

Le drapeau national flottait dans les airs. Il y avait également le drapeau marocain, en guise de reconnaissance des Ivoiriens exprimée au Royaume chérifien.
A N'dotré, les populations se sont dirigées, tout de suite, vers les places publiques en répétant un seul refrain : « On ne vaut rien mais on a pris la coupe » : une réplique joyeusement donnée à tous ceux qui avaient méprisé l'équipe de la Côte d'Ivoire, après les trois premiers matchs de la phase de groupe. C'était un moment historique que nombre d’habitants n’ont voulu manquer sous aucun prétexte.

Gagner pour supporter les difficultés


Rencontrée au quartier Amichia, Josiane Brou, jeune nourrice dont le bébé n'a que deux mois, donne un sens particulier à la victoire des Éléphants. « Il fallait qu'on gagne. Cette victoire va nous permettre de mieux supporter certaines de nos difficultés sociales, dont l'augmentation de 10 % du coût de l'électricité » a-t-elle déclaré avec joie.


Les célébrations ont été marquées par un sentiment de solidarité et de fraternité, allant au-delà des barrières sociales et ethniques. « Aujourd’hui, c'est un jour béni de Dieu. Le monsieur que voici, en nous indiquant un quarantenaire, est mon voisin de domicile. Il m'a fait une accolade après la victoire des Éléphants. Alors qu'il ne me saluait jamais dans notre cour », nous a confié Bruno Coulibaly, rencontré à Kobakro, un autre quartier de la commune d'Abobo.

Au total, jeunes et vieux, hommes et femmes se sont réunis pour exprimer leur bonheur et leur gratitude, envers les joueurs qui ont porté haut les couleurs de la Côte d'Ivoire. « Quand le pays est engagé, ce n'est plus une question d'âge » a lancé un supporter.



A Yopougon, des maquis à ciel ouvert


Dans la commune de Yopougon, les rues étaient en effervescence. Des scènes de liesse et d’allégresse ont envahi les quartiers de la commune, avec des supporters arborant fièrement les couleurs nationales.

Dans les lieux de rassemblement habituels tels que les bars maquis, les Fan zones et les villages Akwaba, les supporters se sont rassemblés pour suivre l’ultime match de la CAN, ayant opposé leur pays au Nigeria.

Après le coup de sifflet final consacrant la victoire de la Côte d'Ivoire, la commune de Yopougon a été submergée par une vague de célébrations spontanées, des applaudissements et des feux d’artifice résonnaient partout. Les supporters couraient dans tous les sens. Les voitures klaxonnaient en désordre. Les rues se sont remplies de personnes dansant et chantant. Des jeunes exécutaient des acrobaties risquées et agitaient des drapeaux en l’air.

Les rues se sont également transformées en maquis à ciel ouvert. Des personnes y ont installé des baffles, pour célébrer cette troisième étoile des Éléphants. Rose Mélèdje, est debout en bordure de route avec ses petits-enfants. Elle voulait leur faire vivre la joie de remporter une CAN. « Quand ils vont grandir, ce sera un beau souvenir pour eux. Ce n’est pas toujours qu’on remporte une coupe », dit-elle.

Pour nombre d’Ivoiriens, cette victoire est une manière de se venger du Nigeria, qui les avait tenus en échec pendant les matchs de poules. « Je souhaitais qu’on joue la finale face au Nigeria et qu’on l’emporte pour régler notre contentieux avec eux », indique Néa Thérésa dans l’euphorie.


Trésor Doudou et De Lima Soro



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