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Au tribunal. Impénitent, le suspect ment sur son vol à l’église

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Si à l’entame de son procès, Freddo avait juré de « dire la vérité, toute la vérité et rien que la vérité », dans l’affaire de vol pour lequel il a comparu le 18 janvier 2024, devant le tribunal des flagrants délits de Grand-Bassam, il aurait répondu également du « délit de parjure », au terme des débats contradictoires qui ont établi la matérialité des faits qui lui sont reprochés.

Le lundi 15 janvier 2024, en fin de matinée, Freddo aurait décidé de rendre visite à sa tante dont le domicile est toute proche d’une église très fréquentée. Arrivé au domicile sa parente, il s’entend dire qu’elle est sortie pour faire des courses. Freddo retourne sur ses pas mais n’ira pas loin. En attendant le retour de Tanti, le jeune homme accède à la cour, pour se retrouver très rapidement dans l’enceinte du Temple.

Dans un coin de ce lieu d’adoration, il aperçoit un homme couché. A ses côtés, se trouve un téléphone-portable de luxe. L’appareil attire l’attention de Freddo. Avant de le « piquer », il prend la précaution de s’assurer que l’homme couché était bel et bien tombé dans les bras de Morphée. A partir de cet instant, tout ira très vite mais très mal pour le suspect. Au moment où il cherchait à sortir du Temple, l’homme se retrouve de façon inopinée, en face d’un serviteur des lieux. A ce dernier, le suspect raconte qu’il était venu prier. « Quelle genre de prière ? », interroge le serviteur.

Sentant que son interlocuteur avait déjà vu quelque chose qui ressemblait à un butin, Freddo tente de s’échapper. C’était sans compter avec la clameur publique. Clameur qui va attirer une foule de curieux et tirer de son sommeil, le propriétaire du téléphone volé, qui sera retrouvé plus tard.

Traîné à la Police par ses poursuivants, le suspect tiendra des propos confus et contradictoires, pendant l’enquête préliminaire : « Je suis entré dans le Temple pour faire une petite prière en attendant l’arrivée de ma tante. C’était pas pour voler le téléphone portable. Je n’ai même pas touché à quelque chose comme un téléphone portable »

Lors de sa comparution le 18 janvier 2024, à l’audience du tribunal de Grand-Bassam, il a tenté de distraire le procureur de la République et le juge. Ce dernier lui a rappelé ceci : « A la Police, vous avez reconnu avoir pris le téléphone pour voir l’heure qu’il faisait. N’est-ce pas ? »

Le prévenu : « Non…je n’ai pas dit ça. C’est pas moi. »

Ni les questions pertinentes du Ministère public ni celles pointues du président du Tribunal, n’ont pu amener Freddo à avouer son forfait. Après avoir compris que le prévenu n’a rien dit qui ressemble à la vérité, le Tribunal l’a condamné à 6 mois de prison ferme et à 100 000 francs d’amende.

Une chronique de Mory-Frey Touré.


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