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Côte d’Ivoire. Éducation (2)- Discrimination aux salaires dans les écoles islamiques

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L'enseignement islamique dans les écoles franco-arabes, devenues écoles confessionnelles islamiques, s’intègre de mieux en mieux dans le système éducatif national. Les salaires sont cependant discriminatoires.


Les écoles confessionnelles islamiques qui ont intégré en bonne et due forme le système éducatif ivoirien reçoivent des subventions de l’Etat. Étrangement, leurs scolarités ont augmenté. Aujourd’hui, elles ne sont plus accessibles aux parents démunis qui y inscrivaient auparavant leurs enfants à cause du coût de scolarité abordable et de l'enseignement religieux. « Mon enfant était dans une école confessionnelle. Avec les deux enseignements, le français et l’arabe, l’enseignement est bien. Mais la scolarité est devenue trop chère pour moi. J’ai fini par enlever mon fils pour l’inscrire dans une école primaire publique », nous dit Zon Daouda, un parent.

Nombreuses étaient ces écoles dont la scolarité annuelle au niveau primaire n’excédait pas 30 000 francs par élève. Mais, après la reconnaissance, la scolarité a presque doublé. Cela ne dérange pas les parents musulmans nantis. Avec les subventions reçues de l’Etat, le cadre est devenu plus agréable, le programme est bien suivi et le nombre d’élèves augmente.


Salaires mensuels de 50 000 F


Dans ces conditions, les enseignants du système français ont leur salaire augmenté, presque aligné sur les normes. C’est tout le contraire pour les enseignants d’arabe ou de religion. Dans les établissements confessionnels primaires ou secondaires, la majorité des enseignants d’arabe ont une rémunération mensuelle inférieure au salaire minimum interprofessionnel garanti (Smig) qui est 75 000 francs CFA.

L’un d’entre eux, Oustaz Fawzy, dénonce cette situation. « Dans nos écoles, l’effectif des élèves a augmenté, la scolarité a augmenté, en plus l’école reçoit des subventions du ministère. Pendant ce temps, notre salaire tourne autour de 50 000 francs. Le travail est difficile, d’autres sont des pères de famille. Ce n’est pas normal. Nous demandons vraiment aux fondateurs et directeurs de nous aider. », a-t-il lancé à l’endroit des responsables d’écoles.

C’est le cri de cœur des enseignants arabophones. Ils ne sont pas organisés en association ni en syndicat. Chacun se défend comme il peut. Nombre d’entre eux sont d’anciens élèves formés par le fondateur de l’école où ils enseignent. Le sentiment d’être reconnaissant au formateur fondateur les empêche de réclamer quelque chose en retour. « Si je suis aujourd’hui instruit, c’est grâce au fondateur. Je me dois d’être soumis à lui. C’est à lui de comprendre et améliorer les choses en ma faveur », nous dit un enseignant coranique anonyme. Nous avons contacté un fondateur pour en savoir plus. Il a simplement fait des prières. Espérons que cette prière soit exaucée par Dieu en faveur des enseignants arabes.

Moussa I. Koné



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