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L’enquête du jeudi .Côte d’Ivoire. Les nouvelles plaques d’immatriculation boudées par les propriétaires de véhicules

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L’Etat de Côte d’Ivoire a mis en place un nouveau système d’immatriculation, présenté comme hautement sécurisé. Six mois, force est de constater que les nouvelles plaques ne suscitent pas l’engouement auprès des propriétaires de véhicules.


En dehors des nouveaux minibus mis en circulation par l'État dans le cadre du projet du renouvellement du parc automobile du transport à Abidjan, il n’est pas encore courant de voir des véhicules de transport en commun, notamment les minicars appelés communément gbaka, avec cette nouvelle plaque. De la gare routière d’Anyama à celle d’Abobo, nous n’avons pas pu apercevoir un seul de ces minicars avec la nouvelle immatriculation. Encore moins les taxis communaux appelés Woro woro.

Nous avons fait un tour à Adjamé. C’est le même constat dans cette commune où se trouve la plus grande gare routière du pays. Idem dans la commune du Plateau, centre des affaires.


Seuls quelques nouveaux véhicules…


Dans toutes ces communes, seuls quelques nouveaux véhicules, notamment des voitures personnelles pour la plupart, portent la nouvelle plaque d’immatriculation. Et d’autres ont des numéros d’immatriculation provisoires.

Pour l’heure, ce nouveau système d’immatriculation ne concerne que les nouveaux véhicules. Le propriétaire d’un nouveau véhicule est systématiquement invité à faire la demande de la nouvelle plaque d’immatriculation. Et en attendant d’avoir ladite plaque, qui vient avec la carte grise, explique Coulibaly Laciné, un automobiliste, « on vous délivre un numéro provisoire qui est celui du châssis du véhicule vous permettant de rouler ».

Mais il se trouve que depuis la loi interdisant l’entrée sur le territoire ivoirien des véhicules âgés de plus de 5 ans, très peu de nouveaux véhicules entrent dans le pays, selon un responsable de syndicat de transporteurs qui a voulu garder l’anonymat. Il estime que, « pour que cette nouvelle plaque d’immatriculation soit répandue, il va falloir que cette mesure soit levée », estime-t-il. Et pour cause, aujourd’hui les usagers achètent pour la plupart des anciens véhicules qui ont déjà leur plaque d'immatriculation sans date de péremption. L’acheteur fait tout juste une mutation.


L’ancienne plaque reste valable


« On renouvelle la plaque seulement quand elle s’abîme, soit au cours d’un choc, ou lorsque l’écriture devient illisible », poursuit le responsable syndical. « Tant que les policiers ne nous embêtent pas, il n’y a pas de problème. C’est souvent lorsque le numéro est illisible que nous avons des ennuis avec eux », poursuit Koné Hamed, un conducteur de taxi. Ce qui signifie que l’ancienne plaque a encore de longues années devant elle. Surtout que le ministre des transports, Amadou Koné a déclaré, lors du lancement de la nouvelle plaque d’immatriculation, que l’ancienne garde toujours sa validité.

Un système présenté comme fiable et sécurisé

Le nouveau système d'immatriculation initiale des véhicules, mis en place par les pouvoirs publics, est doté de toutes les garanties de sécurité, à en croire le ministre des Transports, qui l’indiquait lors de son lancement le 1er juin 2023, dans les ateliers de la SOTRA Industrie, à Koumassi. En effet, le système attribue un identifiant unique aux véhicules et à leurs propriétaires. Il s’agit d’un numéro d'ordre donné à chaque véhicule automobile en Côte d'Ivoire, qui est inscrit sur la plaque dès la première immatriculation, jusqu'à la destruction du véhicule. Selon le ministre, cette démarche devrait simplifier la procédure d'immatriculation et accélérer la production et la pose des plaques. Le ministre Amadou Koné a déclaré également que la nouvelle plaque d'immatriculation est d'une qualité supérieure à celle existante. Par ailleurs, l’on indique aussi que les contrôles de police de l’identifiant du véhicule pourront être effectués avec des terminaux, comme c’est le cas en Europe.

L’initiative du gouvernement, selon le ministre, a pour objectif de résoudre les problèmes liés aux plaques d'immatriculation en circulation. Notamment les fausses plaques, les doublons de numéros, les plaques illisibles et la dégradation prématurée. Elle permettra également d'accélérer la mise en place de la vidéo-verbalisation. De plus, ajoute-t-il, « toutes ces nouvelles dispositions n’auront pas d’incidence sur le coût de confection de la plaque qui est de 17 500 F CFA ».

Pourquoi, malgré tous ces avantages vantés par le ministère, le nouveau système ne prend pas ? Nous avons voulu en savoir plus sur les raisons de ce manque d’engouement auprès du ministère des Transports. Malheureusement nos tentatives de rencontre avec la direction de la communication sont restées vaines.



Diomandé Karamoko






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