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Kibarou. La CAN se prépare, les environnementalistes sont inquiets

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La Côte d’Ivoire prépare activement l’organisation de la Coupe d’Afrique des Nations (Can). L’évènement sportif le plus prisé du continent africain, qui va mobiliser du 13 janvier au 11 février, des milliers de personnes, de provenance aussi bien locale qu’étrangère, dans cinq villes ivoiriennes : Abidjan, Bouaké, Yamoussoukro, Korhogo, San Pedro. Pour les pouvoirs publics ivoiriens, au-delà même de la victoire des Eléphants qui reste l’aspiration majeure, qu’éprouve chaque Ivoirien, il y a cette autre préoccupation qui a surtout véritablement valeur de challenge. Il s’agit de la réussite effective de l’organisation de cette 34e CAN en Côte d’Ivoire. Un défi de taille, dont dépend toute la notoriété du pays hôte de ces rencontres footballistiques et qui semble avoir emballé toute la République.

Au quotidien, rien n’est négligé. Au fur et à mesure qu’approche la date du 13 janvier 2024, marquant le début de la compétition, la fièvre monte. C’est que le moindre détail dans l’organisation ne doit être sous-estimé. Tant il est vrai que toute peccadille peut renfermer les germes d’un échec retentissant. Les stades flambant neuf sont revisités à la loupe, à travers toutes leurs composantes. Les questions portant sur les hébergements des athlètes, de leurs encadreurs, des officiels des instances du football, des organisations de supporters et autres individualités, sont quotidiennement abordées. Tout comme le sont celles relatives au transport quotidien de tout ce beau monde, attendu. Il en est de même de la sécurité de tous. Les différentes commissions sont régulièrement évaluées dans l’accomplissement des tâches à elles confiées, sous la conduite du Premier ministre Robert Beugré Mambé.

Mais le fait déplorable dans toute cette admirable dynamique marquant l’organisation de cette 34e Can et qui inquiète plus d’un environnementaliste, est que nulle part, il n’est fait mention de dispositions à prendre ; pour la préservation de nos écosystèmes urbains. Précisément, ceux des villes qui vont abriter les différentes rencontres. Pourtant, nul n’ignore le déferlement humain que celles-ci occasionneront et qui ne va pas ménager l’environnement. Des déchets, il y en aura certainement beaucoup. La tonne et le quintal estiment certains et de toutes natures. Avec en prime, les emballages plastiques, qui viendront polluer tous les espaces. Et qu’il va bien falloir gérer au quotidien. Mais avec plus de moyens à la fois humains et matériels, à travers une organisation tout aussi bien appropriée.

Certes, les observateurs du bien- être de l’Environnement ont salué en son temps, l’avènement de nouveaux opérateurs plus et mieux outillés, pour la collecte et le transport quotidien des ordures ménagères à Abidjan. Toutefois, aujourd’hui, ces prestations affichent quelques défaillances. La plus perceptible de celles-ci, est la multiplication continue des retards mis par les sociétés de ramassage, à vider les bacs à ordures. Notamment dans les quartiers populeux, aux abords des marchés et autres espaces publics, où s’amoncellent fréquemment d’impressionnants monticules d’ordures, dans les bacs.

Imaginons alors ce qu’il en sera avec le surplus de déchets, que va occasionner cette Can. Des déchets qui seront très certainement composés pour l’essentiel d’emballages plastiques de tout genre. Et dire que cette situation inévitable, semble échapper à tous. Faut-il alors croire que, les organisateurs sont insensibles, ou simplement négligents à l’égard de l’ampleur que pourrait avoir l’impact de cet évènement, sur la propreté sensée être permanente voire exemplaire, de nos différents cadres de vie ? Faire en sorte de maintenir Abidjan dans un état de salubrité constante tout au long de cette Can, devrait plutôt être intégré par tous, tel un slogan patriotique, distillé à travers une campagne de sensibilisation fortement médiatisée. Venant ainsi en renfort aux dispositions particulières que l’on gagnerait à prendre ; pour empêcher l’insalubrité d’être la fausse note, de toute cette débauche d’énergie devant assurer une fête footballistique des plus réussies. Surtout que nombre de visiteurs qui arrivent à Abidjan, viennent aussi découvrir pour les uns et redécouvrir pour les autres, la capitale économique ivoirienne. Une ville, dont ils ont appris qu’elle a plus que jamais retrouvé ses attraits et atouts de grande convivialité sociétale. Et dont on dit aussi beaucoup de bien, sur les changements notables et fascinants, qu’elle a enregistrés au cours de ces derniers temps. Cela, après les années de crise que le pays a traversées et qui l’avaient fortement défiguré et tiré vers le bas.

Comme pour servir de Fan Zones aux uns et aux autres, de nombreux maquis se préparent activement à Yopougon, Marcory, Koumassi, Treichville, Abobo, dans la grande tradition hospitalière ivoirienne, à recevoir ces visiteurs friands de foot. A la faveur des différentes rencontres, on mangera et on boira, face à des écrans géants sur lesquels seront projetés les matches. Mais à l’occasion, on produira aussi beaucoup de déchets, qui viendront s’échouer dans les rues et les caniveaux qui les bordent. Malheureusement, on mettra du temps à les sortir de là. Offrant ainsi l’opportunité aux visiteurs de dire que, Abidjan est sale.

Moussa Ben Touré





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