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Politique

Côte d'Ivoire. Élections municipales et régionales. Voici les Amazones qui ont “ percé ”

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Les résultats des élections municipales et régionales, proclamés depuis le 5 septembre 2023, par la Commission électorale indépendante (CEI), font constater une avancée remarquable des femmes parmi les élus. Certaines parmi elles ont laminé de coriaces adversaires politiques et d’autres l'emportent avec des écarts sans appel.

D’abord au niveau des régionales, les femmes ont ravi deux fauteuils sur les trente en compétition. Leur première victoire est remportée dans la région du Cavally, à l’Ouest de la Côte d’Ivoire, par Anne Désirée Ouloto, candidate du parti du Rassemblement des Houphouëtistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP). L’actuelle ministre de la Fonction publique conserve son fauteuil avec 56% de voix contre 41% pour son adversaire, le Professeur Hubert Oulaye, ancien ministre de la Fonction publique et Président exécutif du Parti des Peuples africains de Côte d’Ivoire (PPA-CI) de Laurent Gbagbo.

La deuxième victoire féminine aux régionales survient dans la région du Moronou, au Centre-Est du pays. Véronique Amenant Aka du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI-RDA) terrasse Pascal Affi N’Guessan, président du Front populaire ivoirien (FPI). L’ancien Premier ministre cède son siège à la gagnante qui obtient 61 % de voix contre 39 %.


Des doyennes et des novices


Au niveau des élections municipales, à San-Pedro, Kla Koué Sylvanus, candidat RHDP est défait par Kéita épouse Cissé Nakaridja avec une très faible marge de voix de 31,56 % contre 31,57 %. Si cette victoire est acquise de justesse, ce n’est pas le cas pour la majorité dont la marge est sans appel. Ainsi, on note pour : Ouattara Aissiata, 98 % de voix à Gbeleban ; Mariatou Koné, ministre de l’Education nationale, 93 % à Boundiali ; Patricia Yao, directrice de cabinet de la Première dame, Dominique Ouattara, 83 % à Guitry et Harlette Badou 79 % à Arrah.

Parmi ces dames, il y a des doyennes et aussi celles qui font leur entrée sur la scène politique. Il s'agit, par exemple, de Bamba Fatim, l’épouse du feu Amadou Gon Coulibaly et Atsé Bah Florence, épouse de l’actuel Premier ministre, Patrick Achi. Elles ont été élues respectivement avec 82 % de voix à Anyama et 62 % à Adzopé.

Pour le total des résultats proclamés sur ces élections couplées, les femmes têtes de liste ont obtenu 24 communes sur 199 soit 12 %, et 2 régions sur 30 soit 6 % de sièges de Président de Conseil régional. Avec ces résultats, on retrouve au moins une femme élue dans 14 régions sur 30, soit dans 46 % de l’ensemble des régions. Une telle réalité serait la conséquence d’une politique gouvernementale qui favorise la représentativité des femmes dans les instances de prise de décision. Cette politique, s’ajoutant à la volonté des femmes tentées de plus en plus par l'engagement politique, est indubitablement en lien avec la loi n°2029-870 du 14 octobre 2019 qui exige un quota de 30 % de femmes sur les listes de candidats aux différentes élections.


Moussa I. Koné



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