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Côte d’Ivoire/ Tribunal des infractions routières : « Où est le gouvernement ? je vais le mettre au dos ! »

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Désormais les auteurs des accidents de la route, notamment les chauffeurs de véhicules de transport en commun, devront répondre de leurs actes devant la justice. En effet, le tribunal de simple police, dédié aux infractions routières, a démarré ses activités. La première session a eu lieu le vendredi 7 juillet 2023, au Tribunal de première instance d'Abidjan- Plateau. Nous avons recueilli les avis de certaines personnes, sur la mise en place de ce tribunal.

« C’est une très bonne nouvelle, parce qu’il y a des individus qui ne devraient pas être des chauffeurs, estime Amena Elvine, tenancière de restaurant. Mais eux seuls savent comment ils font pour avoir le permis de conduire. Ce sont ces derniers qui, une fois au volant, ne tiennent aucunément compte du code de la route. Ils sont nombreux qui prennent des substances, avant de tenir la direction. Donc je salue l’avènement du tribunal de simple police. »

Traquer les chauffards fuyards

De son côté, Foudro Herman, stagiaire dans une radio de proximité, est persuadé que cela va résoudre un certain nombre de problèmes. « Très souvent, lorsque surviennent les accidents impliquant les conducteurs des minicars (gbaka), le conducteur prend la poudre d’escampette. Lorsqu’il n’y a pas de perte en vie humaine, l’affaire reste sans suite. Chacun se bat à son niveau pour obtenir des assureurs un dédommagement. Mais, dès l’instant où il y a une justice de simple police, on va retrouver le conducteur fuyard ou son employeur » estime Hermann.

« Où est le gouvernement ? je vais le mettre au dos ! », déclare, toute satisfaite de cette initiative, Mme Kouassi, mère de famille rencontrée au grand marché d’Abobo. Puis elle ajoute : « Cela va permettre de réduire les accidents de la circulation. Quand on sort de la maison, on a peur. Pour traverser la route, il faut d’abord prier. Parce que nombre de conducteurs des véhicules de transport, ne sont pas disciplinés. Ce qui est plus grave, c’est que, si tu leur dis de rouler prudemment, ils te répondent mal. Donc si on les juge, ils vont prendre conscience de plus en plus. »

Scepticisme

« Dans le fond, l’idée est bonne. Mais pendant combien de temps sera-t-elle appliquée ? », s’interroge Patrick, employé dans un supermarché. Il ajoute avec une dose de scepticisme : « Le gouvernement prend de bonnes décisions pour faire évoluer la mentalité de la population. Mais quand elles ne sont pas appliquées, c’est comme si aucune décision n’a été prise ». Il cite quelques exemples pour étayer ses propos : « l’interdiction de fumer dans les lieux publics, l’interdiction d’uriner dans les caniveaux, l’hygiène exigée dans les restaurants etc. Nous avons salué toutes ces décisions. Malheureusement, leur suivi ne semble pas effectif, d’autant plus que ce qui a été interdit est encore constaté par endroits dans les rues », affirme notre interlocuteur.

Trésor Doudou












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