publicité

Societe

Côte d’Ivoire . Tabaski. Les moutons sont tranquilles au marché de N’Dotré

Publié le :

La fête de la Tabaski, appellation commune de l'Aïd el-Kebir ou Aïd el-Adha, sera célébrée en Côte d’Ivoire le mercredi 28 juin 2023. Elle devrait être marquée, pour chaque chef de famille musulmane qui en a les moyens, par l’immolation d’un mouton. Un acte de foi, que les fidèles de cette religion se doivent de poser, comme l’a fait le prophète Abraham, pour traduire leur soumission totale à Allah. Mais à quelques jours de l’événement, la communauté musulmane du quartier N’Dotré dans la commune d’Abobo, se demande bien si les prix des moutons seront abordables pour tous ? La zone de N’dotré est-elle suffisamment ravitaillée ? A quel moment certains fidèles musulmans peuvent-ils s’approvisionner ? Nous avons enquêté, pour trouver des réponses à ces questions.

Nous sommes au carrefour de N’dotré ce samedi 24 juin 2023. Il est 11 h 15. Les fines gouttes de pluie, qui ont commencé à tomber depuis le matin, continuent d’arroser le quartier. Marchant sur un sol glissant, nous nous rendons sur un espace aménagé pour la vente des moutons. Les bêlements que nous entendons à distance, nous indiquent que nous y sommes presque. Avec l’ambiance qui se dégage des habitations, on peut dire que l’Aïd el-Kébir se ressent déjà au sein de certaines familles. A cet endroit clairsemé de clients et de vendeurs, nous abordons notre premier interlocuteur.


Pas plus de 100 000 F CFA

Bakary Koné, vendeur, nous renseigne sur les prix de ses bêtes : « Tous les moutons n’ont pas le même prix. Celui-là, par exemple, - le doigt pointé sur une bête de taille moyenne -, on le vend à 65 000 F CFA. L’autre, que vous voyez là-bas, est plus grand et plus vieux, on le vend à 95 000 F CFA. Ici, nous n’avons pas de moutons de plus de 100 000 F CFA, précise-t-il.

A la question de savoir si la quantité d'animaux convoyés pour la fête est suffisante pour satisfaire les différentes bourses, Salif Traoré, un autre commerçant répond : « Contrairement aux années précédentes, on peut dire que le nombre des moutons n’est pas suffisant. Pour autant, il n’y a pas d’inquiétude à se faire, il y aura d’autres arrivages à l’approche de la Tabaski. Chaque année, c’est comme cela que les choses se passent », nous rassure-t-il.

Pas encore la grande affluence


Sur ce marché de moutons de N’dotré, ce n’est pas encore la grande affluence. « Pour le moment, la plupart de ceux qui viennent se limitent à demander le prix des moutons, sans mettre la main à la poche », indique Lamine, également vendeur. « Ils veulent juste se faire une idée de la fourchette des prix, afin de mieux s’apprêter pour les achats. Ils ne sont pas nombreux, ceux qui achètent maintenant » nous explique-t-il. Puis il ajoute : « Cela est normal. Car tout le monde ne peut pas venir en même temps. Chacun vient acheter son mouton quand il sent que c’est le bon moment pour lui de le faire ».

Mais il y a quand même des clients qui préfèrent acheter leur mouton plus tôt, pour éviter une éventuelle flambée des prix, au fur et à mesure que l’on tend vers la date de la fête. Amadou Doumbia, camionneur dans une entreprise, rencontré en pleine discussion avec un vendeur, fait partie de cette catégorie de clients. Et il s’en explique. « Lorsqu’on se rapproche de la Tabaski, les prix flambent rapidement. Parce que les vendeurs savent que tout bon musulman qui a les moyens, ne peut s’empêcher d’immoler un mouton le jour de la fête de la Tabaski. Ils en ont bien conscience. Donc ils augmentent les prix de façon exorbitante » affirme-t-il, avant de renchérir : « La préoccupation de ceux qui font comme moi, c’est de pouvoir nourrir l’animal convenablement, jusqu’au jour J ».


Trésor Doudou




GENERATED_OK



publicité

FIL INFO

10 mars 2026

Presse ivoirienne : Samba Koné note une évolution globale vers le professionnalisme

10 mars 2026

Grande Loge du Gabon : tensions internes et incertitudes à l’approche de l’élection du grand maître

10 mars 2026

La perception de l’évolution des droits des femmes en baisse de 10 % en deux ans en RDC

10 mars 2026

Après les récentes démissions au sein de Pastef/Les patriotes, un autre responsable du parti démissionne. Il s'agit de Jean-Pierre Pama Marone, responsable chargé de communication de Pastef/Diarrère.

10 mars 2026

L’Australie accorde l’asile à cinq footballeuses iraniennes: “Elles sont en sécurité ici”



Fanico

Gbi de Fer 22 février 2026
Gbi de Fer : « Raymonde Goudou, je t’avais prévenue »
Mandiaye Gaye 12 janvier 2026
À propos de la révision de la constitution et la réforme des institutions.
Fona Konaté 9 janvier 2026
La dénonciation, un pilier de la gouvernance responsable
Ismaël Condé 5 décembre 2025
La vérité de l’agression armée contre la Guinée , le 22 novembre 1970


publicité
publicité