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Politique

« Le président Rajoelina n’a pas encore perdu sa nationalité malgache », dixit Lalatiana Rakotondrazafy

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La double nationalité du président de la République malgache, Andry Rajoelina, évoquée par les partis de l’opposition, à travers la publication d’un extrait du journal officiel de la République française, attestant sa naturalisation en 2014, fait jaser les Malgaches depuis quelques jours. La ministre de la Communication et de la Culture, et non moins porte-parole du gouvernement, Lalatiana Rakotondrazafy, a déclaré hier sur une émission télévisée de la chaîne nationale que le Chef de l’Etat n’a pas encore perdu sa nationalité malgache.

L’article 42 du Code de la nationalité en vigueur dans le pays, précise que « Perd la nationalité malgache, le Malgache majeur qui acquiert volontairement une nationalité étrangère ». Mais la ministre de la Communication et de la Culture a expliqué qu’il ne faut pas se contenter de la lecture d’un seul article, puis que les autres dispositions de cette Ordonnance n° 60 - 064 du 22 juillet 1960, en sont claires.

L’article 43 de ladite disposition indique en effet que « jusqu’à l’expiration d’un délai de quinze ans à partir (…) la perte de la nationalité malgache est subordonnée à l’autorisation du Gouvernement malgache. Cette autorisation est accordée par décret. Ne sont pas astreints à solliciter l’autorisation de perdre la nationalité malgache : les exemptés du service militaire ; les titulaires d’une réforme définitive ; tous les hommes, mêmes insoumis, après l’âge où ils sont totalement dégagés des obligations du service militaire, conformément à la loi sur le recrutement de l’armée ».

Le porte-parole du gouvernement de préciser par ailleurs que l’actuel chef de l’Etat n’a pas encore demandé cette autorisation du gouvernement malgache de perdre sa nationalité et aucun décret y afférent n’est encore sorti. Par ailleurs, le délai de 15 ans fixé par l’ordonnance n’est pas encore expiré.

Concernant la candidature d’Andry Rajoelina à l’élection présidentielle de 2018 que beaucoup de politiciens tentent de remettre en question, le membre du gouvernement s’en réfère à l’article 46 de la Constitution en vigueur qui indique que « Tout candidat aux fonctions de Président de la République doit être de nationalité malagasy, jouir de ses droits civils et politiques (…) résider sur le territoire de la République de Madagascar depuis au moins six mois avant le jour de la date limite fixée pour le dépôt des candidatures ». Ceci dit, le Chef de l’Etat en exercice a bien rempli ces conditions.

Mais l’autre débat qui s’impose dans cette affaire reste la question de protection d’intérêt de Madagascar et des Malgaches vis-à-vis de la France et des Français, plus particulièrement, l’affaire île Eparses qui reste malheureusement sans suite malgré l’approche de la fin de mandat d’Andry Rajoelia à la tête de l’Etat malgache.


Mandimbisoa R.

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