publicité

Societe

Au Tribunal. Moussa a mal « corrigé » l’enfant du voisin

Publié le :

Dans les sociétés africaines traditionnelles, l’éducation d’un enfant ne relevait pas de la seule responsabilité de ses parents. Au village, les faits et les méfaits de l’enfant d’une famille donnée étaient observés par toutes les familles qui y vivaient. A tel point que, si l’enfant d’untel commet une faute relativement grave hors de sa famille ou de son quartier, il se trouvait toujours quelqu’un pour le recadrer et pour lui administrer des fessées s’il le faut, avant de le ramener dans sa famille. La famille en question félicitait cette personne, pour avoir apporté son aide dans l’éducation de cet enfant.

Malheureusement de nos jours, cette solidarité familiale et communautaire tend à s’effriter. Aujourd’hui, frapper l’enfant de son voisin, à tort ou à raison, peut vous créer des soucis et même des ennuis judiciaires. Moussa l’aura bien appris à ses dépens. Courant avril 2023, il a comparu devant le tribunal correctionnel de Grand-Bassam, pour « coups et blessures volontaires » sur un enfant à peine âgé de dix ans. D’après le prévenu, Péniel, la victime, aurait blessé son fils. Selon le certificat médical produit par les parents du gamin, ces coups et blessures ont entraîné une incapacité temporaire de travail de 10 jours.

A l’audience, la petite victime s’est évertuée à raconter comment le prévenu l’a violemment tabassée, après l’avoir menacée. L’audience a eu par moments, l’impression qu’il récitait une leçon bien apprise en classe ou à la maison. Si Péniel n’avait pas présenté au Tribunal la blessure qu’il portait, on aurait mis quelque peu en doute ce qu’il racontait de la scène qu’il a vécue avec Moussa.

Le prévenu tout confus d’avoir violenté un enfant, a reconnu les faits. « Je voulais simplement le corriger. Je ne savais pas que les coups que je lui ai portés, pouvaient provoquer une blessure. Vraiment, je regrette l’acte que j’ai posé. »

Le Juge au prévenu : « Corriger un enfant dans le sens de l’éduquer, ce n’est pas mauvais. Mais vous êtes allé un peu trop loin dans cette correction. Vous vous êtes fait justice. Ce que la Loi condamne. » Au terme du procès, Moussa a écopé d’une peine de six mois d’emprisonnement avec sursis.


Une chronique de Mory-Frey Touré



GENERATED_OK



publicité

FIL INFO

10 mars 2026

Presse ivoirienne : Samba Koné note une évolution globale vers le professionnalisme

10 mars 2026

Grande Loge du Gabon : tensions internes et incertitudes à l’approche de l’élection du grand maître

10 mars 2026

La perception de l’évolution des droits des femmes en baisse de 10 % en deux ans en RDC

10 mars 2026

Après les récentes démissions au sein de Pastef/Les patriotes, un autre responsable du parti démissionne. Il s'agit de Jean-Pierre Pama Marone, responsable chargé de communication de Pastef/Diarrère.

10 mars 2026

L’Australie accorde l’asile à cinq footballeuses iraniennes: “Elles sont en sécurité ici”



Fanico

Gbi de Fer 22 février 2026
Gbi de Fer : « Raymonde Goudou, je t’avais prévenue »
Mandiaye Gaye 12 janvier 2026
À propos de la révision de la constitution et la réforme des institutions.
Fona Konaté 9 janvier 2026
La dénonciation, un pilier de la gouvernance responsable
Ismaël Condé 5 décembre 2025
La vérité de l’agression armée contre la Guinée , le 22 novembre 1970


publicité
publicité